Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

jeudi 7 juin 2018

Vienne : Journet : un mât de mesure arrive, la polémique aussi

https://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/commune/journet/journet-un-mat-de-mesure-arrive-la-polemique-aussi

Un mât de mesure du vent va être installé dans les prochains jours à Journet. Une association s’élève contre le projet éolien, appelant le maire à renoncer.


Un projet de parc éolien suscite des tensions à Journet. Tandis que la société Voltalia doit installer dans les prochains jours un mât de mesure dans le secteur des grands buissons, à l’est du bourg près de la route Montmorillon La Trimouille, l’association Journet Bocage vient de diffuser à tous les habitants une lettre ouverte destinée au maire. Elle lui reproche d’avoir « gardé le silence » après avoir été contacté par le promoteur, fin 2015, puis fait voter « sans bruit » en avril 2016, un avis favorable (1) du conseil municipal sur le lancement des études. « Or, vous ne pouviez ignorer qu’un accord pour une étude de faisabilité valait automatiquement accord de principe du projet par la commune ».

Journet Bocage reproche également à Gérard Neuvy d’être « resté sourd » aux arguments de l’association opposée à l’implantation d’éoliennes : « Nous vous avons fait part des conséquences négatives sur les prix de nos maisons et propriétés ainsi que des nuisances visuelles et sonores, autant de handicaps pour le développement de Journet. L’avenir de notre petit village est lié au développement du tourisme et à la qualité de l’accueil en relation avec la création de l’Institut Robuchon et avec le projet de biodiversité de l’Académie des sciences (2). » L’association demande donc au maire de « faire revoter le conseil municipal » et affirme sa volonté de « travailler [avec lui] dans le dialogue pour proposer un avenir à Journet autre que celui de devenir une zone industrielle éolienne. »
« Faire revoter le conseil municipal ne servira à rien tant que l’étude n’est pas terminée, répondent le maire Gérard Neuvy et son premier adjoint, André Bobin. Il n’y a pas de changement au conseil. Nous serons de toutes façons amenés à revoter plus tard, dans le cadre de la procédure. »
Les deux élus contestent les accusations d’une décision en catimini : « L’ordre du jour du conseil municipal est affiché à l’avance et cette délibération a été publiée dans le bulletin municipal. Il n’y a pas eu de black-out. On a répondu aux nombreux courriers de M. Bernard (président de Journet Bocage) et nous l’avons reçu à la mairie, mais on n’a pas avancé. Nous n’apprécions pas de nous faire traiter d’ignorants. Ils n’ont aucun élément pour appuyer ce qu’ils disent : à Saint-Pierre-de-Maillé on n’entend pas dire que le prix des maisons a chuté.»

Les éoliennes profiteraient en revanche au budget communal dans le contexte des baisses de dotation, soulignent-ils, comme le font déjà les pylônes électriques de la centrale nucléaire, qui rapportent 65.000 € par an : «Aujourd’hui, des associations seraient certainement contre la construction de ces pylônes ».

Dans une autre lettre adressée aux habitants, la société Voltalia annonce le lancement de l’étude acoustique et la construction du mât de mesure « dès la fin de ce printemps », en vue de soumettre son dossier à enquête publique fin 2019.

(1) Six voix pour, deux contre, une abstention. Une élue n’avait pas pris part au vote, un membre de sa famille étant propriétaire d’une parcelle potentiellement concernée. (2) L’Académie des sciences est propriétaire d’une partie des parcelles agricoles susceptibles de recevoir des éoliennes, selon le maire.