Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

mercredi 11 avril 2018

Le Département de l’Aisne veut maîtriser l’éolien

http://www.lunion.fr/85301/article/2018-04-10/le-departement-de-l-aisne-veut-maitriser-l-eolien

Le conseil départemental souhaite une maîtrise concertée du développement éolien dans l’Aisne.
Son précédent vœu, en novembre 2016, était resté lettre morte. Lundi, le conseil départemental de l’Aisne a voté, à l’unanimité cette fois, un texte dans lequel il réitère son souhait que, dans « dans le cadre du futur schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires, le préfet constitue une commission chargée d’élaborer un outil de concertation, de consultation des territoires, et de planification avant tout nouveau projet ou toute nouvelle modification de projet en cours ou de permis de construire ». L’assemblée départementale ne pouvait en effet que constater que, « depuis l’adoption de ce vœu, pas un jour sans que la presse locale ne se fasse l’écho d’un nouveau projet éolien », de la Thiérache au sud de l’Aisne, en passant par le Soissonnais ou le Saint-Quentinois.

Un total de 724 mâts à l’horizon


Dans l’Aisne, relève le conseil départemental, « 245 mâts sont déjà en exploitation. Ce parc est susceptible d’évoluer très sensiblement considérant les 250 éoliennes ayant obtenu un permis de construire. De plus, d’autres projets sont en cours d’instruction pour un total de 229 nouvelles éoliennes supplémentaires. » Ainsi, si ces dossiers aboutissent, «l’Aisne compterait 724 mâts, sachant qu’au 3 juillet 2017, les préfets des cinq départements de la région ont autorisé la construction et l’exploitation de 2 161 éoliennes, dont 1 307 sont déjà en production ».

Alors que le vœu précédent avait recueilli 7 voix contre (sur 42 élus), ce nouveau texte a voulu faire la synthèse des sensibilités diverses qui s’expriment au sein de l’assemblée départementale. Au dernier moment, le titre du vœu «Assez de pollution éolienne dans l’Aisne», a été abandonné au profit du plus consensuel « pour une maîtrise concertée de l’éolien ».


« Ça n’est pas un vœu anti-éolien », tenait d’ailleurs à préciser le président centriste Nicolas Fricoteaux, après que l’élu du canton de Bohain-en-Vermandois, Michel Collet (DVG), a souligné l’intérêt d’« assurer des recettes au Département ». Aux yeux de Pascal Tordeux (LREM), toujours partisan d’un moratoire sur le sujet, il faut « de l’éolien, mais pas partout ». «J’avais compris que l’éolien faisait partie des énergies renouvelables», s’interrogeait quant à elle, faussement naïve, l’élue castelle Michèle Fuselier (DVG) en pointant la « schizophrénie » de ses collègues qui sont vent debout contre les éoliennes mais réclament des antennes relais pour la téléphonie sur leur territoire. En la matière, jugeait l’élue sud-axonaise, il convient d’avoir un «débat raisonné ».

Rédhibitoire pour le classement Unesco


Tout en voyant dans le vœu présenté un « texte équilibré, l’éolien faisant partie de la diversité des énergies », l’élu PCF de Chauny Jean-Luc Lanouilh mettait néanmoins en garde l’assemblée sur un autre point : l’implantation d’éoliennes près de lieux de mémoire qui pourraient bénéficier du classement des Sites funéraires et mémoriels de la première guerre au Patrimoine Mondial de l’Unesco. « Ce serait rédhibitoire », jugeait le conseiller départemental, en ayant notamment en tête le monument des fantômes de Paul Landowski à la Butte-Chalmont, près d’Oulchy-le-Château.