Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

vendredi 20 avril 2018

Cher : Où en est-on du projet de parc éolien d'Ids-Saint-Roch/Touchay ?

https://www.leberry.fr/ids-saint-roch/environnement/2018/04/19/ou-en-est-on-du-projet-de-parc-eolien-d-ids-saint-roch-touchay_12818209.html

Le parc éolien anime les communes d'Ids-Saint-Roch et Touchay depuis 2011. Arrêté en cours de réalisation, le projet est aujourd'hui au cœur d'une situation inédite.

Le projet


Le parc éolien, composé de six éoliennes d'une puissance unitaire de 3 mégawatts, doit s'installer dans les communes d'Ids-Saint-Roch (cinq éoliennes) et Touchay (une éolienne).


Initié en 2011, ce projet, porté par la SAS Ferme éolienne de Ids, s'élève à 35 millions d'euros.
En avril et juillet, le projet reçoit l'avis favorable des deux communes concernées. Touchay révisera finalement sa copie en s'opposant, par la suite, au projet.


"Après les résultats de l'étude d'impact et de l'enquête publique, nous nous sommes positionnés définitivement contre", argumente Marylin Brossat, maire de Touchay.


En août 2015, la société obtient le permis de construire, puis l'autorisation d'exploiter en 2016.


Les retombées économiques estimées s'élèvent à 123.000 euros pour la communauté de communes Berry Grand Sud, dont 45 % versés directement aux communes d'implantation, soit plus de 55.350 euros par an.
7.500 euros, par an et par éolienne, devaient également être versés aux propriétaires de parcelles accueillant une éolienne.


Les travaux


Le chantier a débuté en juillet 2017 pour une livraison prévue en mars 2018.
Le chantier du parc éolien a démarré
Mais ces premiers coups de pelle ont été donnés malgré deux recours en justice déposés au tribunal administratif d'Orléans par l'association Boischaut Marche Environnement (BME).


"Nous exploiterons tous les recours et référés imaginables", affirmait Jean-Charles Dumesnil, président de BME.


Parc éolien, les travaux ont débuté malgré des recours en justice


Le premier recours concerne le permis de construire et le second l'autorisation d'exploiter les installations classées pour la protection de l'environnement.
Ces recours, qui ne suspendent pas le droit de construire, n'ont pas empêché le porteur de projet d'attaquer les travaux.



"Nous avons pris nos responsabilités en faisant le choix de construire sur recours, déclarait Bertrand Badel, directeur général de la la SAS Ferme éolienne de Ids. On ne peut pas se permettre d'attendre encore dix ans de procédure car nous avons des frais, des charges, des salariés etc."

La décision de justice


Alors que le chantier se poursuivait –montage de mâts, arrivée de pâles, câblage etc.–, le tribunal administratif d'Orléans a rendu sa décision, fin février, en annulant les autorisations de construction et d'exploitation du parc éolien.


La construction du parc éolien stoppée


Pour le recours portant sur le permis de construire, ce sont essentiellement les atteintes portées aux monuments historiques classés ou inscrits qui ont été pointées.


En ce qui concerne l'autorisation d'exploiter les installations classées pour la protection de l'environnement, l'étude d'impact visuel a également été jugée comme ayant "insuffisamment étudié les enjeux patrimoniaux". Le fait que l'avis environnemental ait émané de la même autorité qui a pris la décision d'autorisation d'exploiter, à savoir le préfet de la région Centre, a également fait pencher la balance en défaveur du projet.


Enfin, le montage financier du projet a été jugé comme n'ayant "pas apporté suffisamment d'éléments de nature à démontrer sa capacité financière".

Et maintenant


Aujourd'hui, le projet de parc éolien est à l'arrêt. Quatre parties de mâts sont néanmoins montées dans les communes d'Ids-Saint-Roch.


"Nous allons déposer une requête auprès de la cour administrative d’appel de Nantes, affirme Bertrand Badel. Nous travaillons actuellement dessus. Nous avons jusqu’à fin avril pour le faire. Nous irons jusqu’au bout pour réaliser ce projet, on ne perd pas espoir. "

En parallèle, la société compte également passer par une régularisation administrative. "Nous allons retravailler le dossier pour qu’il soit de nouveau autorisé par l’État. L’objectif est bien que ce projet se fasse au plus vite."