Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

vendredi 27 avril 2018

Aude : Barbaira «vent debout» contre un projet éolien

https://www.ladepeche.fr/article/2018/04/26/2787154-barbaira-vent-debout-contre-un-projet-eolien.html

Une réunion publique a rassemblé une grosse centaine d'habitants de Barbaira, ainsi que des maires et élus du canton, en vue de dénoncer l'implantation de sept éoliennes dans la plaine de l'Aude. Un collectif, «Vent Debout», a été créé, et une pétition a déjà recueilli 300 signatures.

Mardi soir, une population mobilisée – plus d'une grosse centaine de Barbairanaises et Barbairanais auxquels s'étaient joints des maires et élus du canton (Capendu, Douzens, Floure, Comigne, Trèbes, Badens) – sont venus assister à la réunion publique mise sur pied par le collectif «Vent Debout», récemment créé par Christian Taillefer. Tous unanimes en vue de dénoncer l'implantation de sept éoliennes dans la plaine de l'Aude entre Barbaira et Marseillette. Philippe Gouze, le président puichéricois de l'association Protection du Paysage du Minervois et des Corbières, a animé cette rencontre avant qu'un débat ne s'instaure avec le public.


«C'est avant tout une question de sous...»


Aujourd'hui, si l'éolien dans le cadre des énergies renouvelables compte nombre de partisans, tous s'accordent pour dénoncer le projet sur ce site à la vue de tous, qui dénaturerait un paysage pour l'instant préservé malgré de nombreux aménagements (rocade, autoroute, voie ferrée), même si la société Quadran, le promoteur, assure que les sept éoliennes de 74m en bout de pale sont les plus petites du marché hors éoliennes domestiques. Philippe Gouze déplorait les aspects mercantiles présidant selon lui à ce projet : «C'est avant tout une question de sous, de gagner le maximum d'argent le plus rapidement possible, et tous les moyens sont bons : séduction, lobby, corruption, intimidation... afin d'arriver à ses fins».


L'Aude championne régionale de l'énergie éolienne avec 33 champs dénombrés, le Puichéricois mettait en garde également sur les nuisances sonores, néfastes pour l'écosystème, la santé, le tourisme, l'immobilier, et voulait prévenir une cassure du schéma départemental : «Si la plaine lézignanaise reste un territoire privilégié pour ces implantations, ici nous sommes dans une zone de respiration et il ne faudrait pas faire jurisprudence avec l'installation de ces éoliennes».

Des prises de parole des maires des villages environnants rappelaient d'une part les projets tous avortés dans le passé, ainsi que le travail d'argumentation nécessaire en vue de faire retravailler les services de l'état sur la décision prise par le tribunal administratif. A ce jour, le véto du précédent préfet a été rejeté par ce dernier, et la balle est dans le camp d'Alain Thirion, préfet en place qui souhaite se donner le temps de la décision.


Une pétition lancée il y a quelques jours a recueilli déjà quelques 300 signatures, preuve pour le maire Jacques Fabre que la poplulation était derrière le conseil municipal ayant émis un avis défavorable, tout comme le Conseil départemental, l'ARS ( Agence régionale de santé), et le syndicat du cru Minervois entre autres. En fin de réunion, un des viticulteurs pro-éolien, devant abriter sur son terrain quatre d'entre elles, émettait le souhait de voir programmer à son tour une réunion avec Quadran. Affaire à suivre.

Le projet selon quadran


Il permettra la production d'électricité d'origine renouvelable de 14 000 MKWh, équivalent à la consommation de 12 000 personnes. Les sept éoliennes occuperont une surface de 7 700m2 en phase d'exploitation. Les retombées économiques du parc éolien seront estimées à plus de 80 000€ pour la commune. Il n'y aura pas de champs magnétiques néfastes pour la santé, d'après l'ANSES (Agence de sécurité sanitaire, de l'alimentation , de l'environnement et du travail), aucune maladie ou infirmité ne peuvent être imputées aux éoliennes. 😠😠

Archives
12/04/18 : Aude : Un collectif, vent debout, contre le projet de sept éoliennes
https://www.ladepeche.fr/article/2018/04/12/2778641-un-collectif-vent-debout-contre-le-projet-de-sept-eoliennes.html#
Le sillon audois entre Montagne Noire et Pyrénées du littoral jusqu'au Lauragais est l'une des régions les plus ventées de France. Aussi, rien d'étonnant qu'il fasse l'objet de nombreuses convoitises en vue de l'implantation de parcs éoliens. Aujourd'hui, 30 % des éoliennes de la région Occitanie sont audoises (environ 250), et les projets poussent comme des champignons. Sur l'autel des énergies renouvelables, la société Quadran, rachetée par Direct Énergie, a instruit un dossier de construction d'un parc, depuis plus de dix ans.
Au départ, le projet portait sur quatre éoliennes, puis huit, quelques années plus tard, et enfin, dernier projet, sept. Lorsque la nouvelle équipe municipale, autour du maire Jacques Fabre, s'est mise en place, celle-ci a émis un avis défavorable, tout comme le conseil départemental et l'ARS (Agence régionale de santé). Le préfet Jean-Marc Sabathé, en poste en 2016, a lui-même pris un arrêté, le 29 janvier de cette année-là, afin de rejeter ce projet.
Depuis, plus de nouvelles… Jusqu'à ce début 2018 où la société Quadra a fait appel auprès du tribunal administratif. Lequel a été recevable, contestant l'arrêté du représentant de l'État. Étonnés de voir resurgir ce dossier, les élus barbairanais, lors de réunions de quartier, ont interrogé leurs administrés quant à la réalisation de ce champ de sept éoliennes de 75 m de hauteur chacune, situé entre Barbaira et Marseillette, dans cette plaine à la vue de tous, à portée de fusil de l'Aude, du canal du Midi et des axes routiers et ferroviaires traversant déjà le village. La population est déterminée : point d'éoliennes qui dénaturerait le paysage. Dès lors, un collectif, sous la baguette d'un sage Christian Taillefer, a vu le jour pour dénoncer l'avis du tribunal administratif. Collectif mettant en avant non seulement l'aspect inesthétique, mais aussi les nuisances sonores, celles auprès de la faune et la flore (classé Natura 2000, le site est un couloir migratoire des oiseaux), celles des champs magnétiques sur la santé. La baisse du patrimoine est un réel problème, lorsqu'on sait que les biens immobiliers, avec vue sur les éoliennes, ont un impact de 30 à 50 % sur la baisse des prix. Le caractère touristique des lieux serait bien évidemment impacté, tout comme l'effort des viticulteurs sur le remembrement des vignes et la plantation de nouveaux cépages avec l'aide de fonds européens. Dernier point : si dans un schéma départemental, le littoral jusqu'au Lézignanais et la Montagne Noire sont des secteurs à privilégier, le site de Barbaira ne l'est nullement.
Une pétition remise au préfet
Dès cette fin de semaine, le collectif va sillonner le territoire, afin de faire signer une pétition remise ensuite au préfet. Les maires des villages voisins, contactés, sont tous derrière ce «non» aux éoliennes (Marseillette, Douzens, Capendu, Trèbes, Montlaur…). Une réunion publique avec Philippe Gouze se tiendra le mardi 24 avril, à 18 h 30, salle André-Laborie. Si Charles Trenet a écrit (même si c'est à vérifier) : «On verra les tours de Carcassonne se profiler à l'horizon de Barbaira», il ne faudrait pas, à présent, que l'on y voie également ces échassiers géants, dotés de pales.