Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

samedi 13 janvier 2018

Vienne : Leigné-les-Bois : nouvel épisode du projet éolien

http://www.leigne-les-bois.fr/
https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/leigne-les-bois-nouvel-episode-du-projet-eolien


Après dix années d’instruction, le projet de la ferme éolienne de Leigné-les-Bois passait à nouveau devant le tribunal administratif.

Une ferme éolienne de sept aérogénérateurs mesurant 150 mètres de haut et un poste de livraison sur la commune de Leigné-les-Bois : le projet, qui existe depuis 2007, n’est peut-être pas encore bouclé si l’on considère le nombre important d’épisodes qui occupent le terrain depuis bientôt onze années.

L’affaire est passée, vendredi dernier, au tribunal administratif de Poitiers. Il s’agissait, pour cette audience-ci, de la demande d’annulation de l’arrêté de la préfète de la Vienne du 8 janvier 2016 accordant un permis de construire à la SARL Ferme éolienne de Leigné-les-Bois. L’ association, «Terre de brandes» qui s’est créée en 2007 pour ester en justice, demandait cette annulation ainsi que de nombreux pétitionnaires.


Le lieu de l’implantation des machines se situe en direction de la Départementale 14, Châtellerault-Pleumartin. De part et d’autre de cette voie, les sept aérogénérateurs devront être implantés, deux d’un côté et cinq de l’autre.


Une de ces machines est très proche de la D14 et une autre d’une habitation, le reste de l’ensemble de la ferme est plus éloigné.


Après les premières études d’impact, le permis de construire en 2008 est refusé par le préfet. La société Volkswind, dont le siège est à Boulogne, va devant le tribunal administratif. Celui-ci annule le refus du permis de construire au motif qu’il n’y avait pas atteinte au paysage.


La prise en compte de la vie des riverains. 


Le préfet ré-instruit le dossier et l’association conteste au TA cette autorisation. Bref, une instruction qui prend deux années supplémentaires. La commune de Pleumartin a toujours voté contre ce projet. L’avis du commissaire enquêteur dans le cadre de l’enquête publique (mars 2010) était, lui, favorable, à l’exception d’une machine trop proche d’une maison d’habitation.

Vendredi, après avoir exposé les différents points, le rapporteur public a proposé le rejet de la requête de l’association. L’avocate de cette dernière, Maître Cadro, spécialiste de l’éolien, a opposé la jurisprudence considérant la prise en compte de la vie des riverains au motif qu’il y a des hameaux (dont celui du Faguet) situés entre 640 et 840 mètres de la ferme éolienne, qu’il y a un impact sur la biodiversité avec des espèces rares protégées, qu’une partie du secteur géographique est classée en zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF).


L’avocate du cabinet parisien Volta Avocats, qui intervenait pour les intérêts de la SARL Ferme éolienne de Leigné-les-Bois, a plaidé quelques minutes (les plaidoiries sont traditionnellement courtes au TA, la défense repose sur des mémoires dûment documentés) avant de rejoindre la capitale. Contactée par téléphone, elle a laissé son confrère répondre. Celui-ci a rappelé, dans cette affaire, son « opposition à tous les moyens soulevés », renvoyant sa défense « à la dizaine de pages » du mémoire sans développer un argumentaire.


La présidente de l’association « Terre de Brandes » attend le délibéré – qui sera rendu dans dix jours – se réservant, si les membres de l’association le souhaitent, le droit de faire appel de la décision. « Nous avons choisi la campagne et la tranquillité, ce n’est pas pour subir des nuisances sonores et une pollution visuelle ». 

Réaction :
13/01/18 : Vienne : "Et les humains dans tout cela?"
Philippe réagit au nouvel épisode du projet éolien de Leigné-les-Bois. « Pas d'atteinte aux paysages avait dit le tribunal! Et les humains dans tout cela? Bravo à l'association Terres de Brandes de représenter les habitants spoliés, inquiets et qui espéraient vivre au calme. Oui, le député Jean-Michel Clément a raison lorsqu'il évoque le risque d'une démographie défaillante si l'on continue de vouloir implanter des éoliennes inutiles, sauf à générer des profits pour les promoteurs et les heureux futurs propriétaires éoliens au détriment de tous les autres. Quel gâchis! »