Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

jeudi 25 janvier 2018

Orne : Samedi 27 janvier 2018 : réunion publique contre le projet de trois éoliennes à Fay

https://actu.fr/normandie/fay_61159/samedi-27-janvier-2018-reunion-publique-contre-projet-trois-eoliennes-fay_15174581.html

Une réunion publique concernant le projet d'implantation de trois éoliennes de 150 m de hauteur au nord de la commune de Fay est organisée samedi 27 janvier 2018 à Sainte-Gauburge.


Le projet d’implantation de trois éoliennes sur la commune de Fay (Orne) était resté très discret jusqu’à présent. Comme souvent d’ailleurs. Il est vrai qu’avoir des éoliennes à proximité de son habitation enthousiasme rarement les habitants – excepté les plus intéressés – et les promoteurs l’ayant bien compris, mieux vaut avancer caché. C’était sans compter deux habitantes du secteur, l’une de Planches et l’autre de Sainte-Gauburge dont les maisons se retrouveraient à 500 m des éoliennes. Il a fallu l’implantation d’un mât de mesure, en mai 2017, pour leur mettre la puce à l’oreille et les inciter à ne pas marcher dans le sens du vent.
Trois éoliennes de 150 m

Ce projet de parc éolien de trois machines de 150 m de hauteur est porté par la société Saméole, basée à Carpiquet (Calvados). Le 27 juin 2016, le conseil municipal de Fay (68 habitants) avait voté à la majorité pour le lancement des études.


«C’est facile d’être pour, aucune habitation sur Fay n’est concernée », pointent les deux opposantes assez courroucées.


Marie-Odile Tavernier, maire de Fay, qui n’a d’ailleurs pas participé à ce vote afin d’éviter toute accusation future de prise illégale d’intérêt, rappelle que «c’est le sixième projet d’éoliennes en dix ans sur cette zone», avant de préciser qu’elle serait très étonnée de le voir aboutir. « Je ne vois pas trop la rentabilité du projet. » En effet, la distance pour raccorder les aérogénérateurs au réseau électrique est d’environ 17 km. Or tirer et enterrer 17 km de câble coûterait très cher. « Il faudrait en mettre un bon paquet [d’éoliennes] pour rentabiliser le tuyau », estime de son côté Philippe Bigot, maire de Sainte-Gauburge, lui aussi dubitatif sur ce projet.


Etudes menées


Malgré ces analyses peu encourageantes, des études (sur la faune et la flore, sur le vent, acoustiques et paysagères) ont tout de même été menées courant 2017. Celle concernant le vent est encore en cours et devrait s’achever en juin. Directement impactées, les deux opposantes n’ont pas été logées à la même enseigne en ce qui concerne l’étude acoustique. Si celle-ci a bien été réalisée chez la Planchéenne durant 15 jours, la Valburgeoise a été oubliée. « Ils ont fait un test pendant une heure à 700 m de ma maison », indique-t-elle. Elles dénoncent aussi les photomontages exécutés par la société Saméole qui ne représenteraient pas la réalité.


"Tout est faussé dans ce dossier. "


En fin d’année 2017, celui-ci a été transmis à la DDT (Direction départementale des territoires ) d’Argentan pour instruction.

Perte immobilière


« J’ai investi toutes mes économies pour venir ici il y a deux ans et y finir ma vie. Je n’ai pas fait cela pour avoir trois monstres devant chez moi. Ma maison va perdre de la valeur »
, s’inquiète la Valburgeoise. « Et pour aller où ? » Toutes deux sont persuadées que ce n’est que le début et que d’autres éoliennes fleuriront dans le secteur si ces trois premières voient le jour. « Il paraît que la maire de Planches aurait accepté un autre projet éolien du côté de La Genevraie ». Interrogée, Agnès Boisassure qu’il n’y a « rien de concret ». Ce qui ne signifie pas qu’il n’y aurait donc pas un autre projet…


En attendant, elles ont décidé d’agir et d’informer les habitants du secteur qui se trouveraient impactés par une telle réalisation.


Réunion publique samedi 27 janvier 2018 à 14 h 30 dans la salle des associations (à côté de la médiathèque) de Sainte-Gauburge.