Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

dimanche 7 janvier 2018

Morbihan : Noyal-Muzillac, enquête publique en cours + archives


Communiqué de l'Association "Vent de discorde"


06 janvier 2018, 

suite parution des deux articles EEF, parus dans le O.F. du 4 janvier 2018, relatifs au projet éolien des Landes de Cambocaire à NOYAL-MUZILLAC ;

Deux articles, présentant le projet de financement participatif pour le projet éolien des Landes de Cambocaire à NOYAL-MUZILLAC, sont parus dans Ouest France le 4 janvier 2018. 
L'association noyalaise VENT DE DISCORDE s'étonne du contenu de ces articles qui font la promotion d'un financement participatif, alors que nous sommes en pleine enquête publique, pour un projet qui est loin d'être validé. 
A la lecture de ces deux articles on peut s'interroger sur plusieurs points : la société d'exploitation E.E.Noyal (capital de 1 000€ !-filiale de EnergieEolienneFrance (EEF), elle même filaire de ENO ENERGIY GMBH) aura-t-elle la capacité financière pour assurer les dividendes promis ?

On constate que EEF utilise le conditionnel à ce sujet, et heureusement, car la rentabilité d'un tel projet, par son envergure et l'ampleur des travaux d'implantation envisagés, devrait être plus proche des 10 ans, que d'une rentabilité immédiate. En 2009 le chef de projet d'EEF, lors d'une réunion publique, nous avait indiqué que les dividendes ne seraient envisageables qu'à partir de 10 ans d'exploitation... Le tract d'EEF, distribué en décembre dernier, aux habitants du bourg de NOYAL-MUZILLAC, à l'exception des villages et hameaux noyalais, notamment ceux riverains du site éolien des Landes de Cambocaire...(allez savoir pourquoi?) précisait que la proposition de financement participatif serait étudiée dès l'avis d'autorisation unique en 2018... EEF ne doute de rien ! Ces rendements financiers compenseront-ils les pertes à prévoir sur les biens immobiliers estimées entre 20 et 40 % ? compenseront-ils l'ensemble des risques et des nuisances causés par de telles machines de 180 m de hauteur ? Êtes-vous prêts à investir vos économies sur un tel projet ? En matière de responsabilité, qui dit participation, dit peut-être « dividendes », mais dit aussi « participation financière des investisseurs» aux éventuels coûts d’entretien du parc ! Où sont les informations à ce sujet ?
Toujours dans le domaine des responsabilités, les responsables d'EEF ont-ils précisé quelles conditions légales s'appliquent en France aux propriétaires des terrains hébergeant les éoliennes ?

La loi prévoit, au terme de l'exploitation de tels sites industriels, l'obligation de remise en état du site par l'exploitant.

Il faut savoir qu’en cas de défaillance de l'exploitant, la remise en état du site incombe au propriétaire du terrain qui héberge l'éolienne et voire, à la commune, en cas de défaillance du propriétaire du terrain. Ce qui n'est pas un détail !


Ces articles de presse, qui paraissent comme par hasard en pleine enquête publique, sont prématurés et orientés en faveur du promoteur. L'autorisation unique est loin d'être effective.

Il serait bon de replacer le débat au stade de l'enquête publique, moment unique de réflexion et d'expression réservé à la population mais aussi à la collectivité. Il faut préciser que le conseil municipal de NOYAL-MUZILAC s'est exprimé en votant « NON » au projet éolien des Landes de Cambocaire, lors de sa séance du 21 décembre 2017. Ce vote confirme la volonté du conseil municipal de préserver la commune d'un tel projet, mais aussi d'affirmer son engagement économique et culturel dans notre région touristique, mais aussi rurale, riche d'un patrimoine bâti historique et naturel. Cette dynamique se traduit par de nombreux investissements pour valoriser le tourisme « vert », notamment les hébergements touristiques (gîtes, chambres d'hôtes, locations, camping (dont celui de Cadillac, le + étoilé de notre territoire)

Le projet éolien des landes de Cambocaire de NOYAL MUZILLAC propose la mise en place de 3 éoliennes de 180 mètres de hauteur – hauteur jamais atteinte dans notre région – hauteur équivalente à celle de la Tour Montparnasse (210 m) Ce qui n'est pas rien !

On comprends mieux la position de l'architecte des Bâtiments de France qui donne un avis « défavorable à ce projet de machines industrielles disproportionnées aggravant le mitage et la saturation du secteur, déjà très impacté par l'éolien ».

La paysagiste conseil, de l’État, fait part du caractère emblématique du site et rends elle aussi les mêmes conclusions sur l'effet de mitage et de « saturation » engendrée par l'addition de parcs éoliens sur le territoire.


La réglementation actuelle impose une distance minimum de 500 mètres entre le mât et les premières habitations, quelque soit la hauteur des machines !!! comment peut-on considérer que les nuisances et les risques soient les mêmes lorsqu'on se trouve en présences de machines de 62 mètres (exemple de BOUIN*) ou de 180 mètres (projet des Landes de Cambocaire...)


*Rappelons le passage de la tempête Carmen et la chute d'une éolienne de 62 mètres, pour 260 tonnes, à BOUIN (Vendée). Quels seraient les dégâts pour une éolienne 3 fois plus haute et beaucoup plus lourde ?

Nous ne sommes pas les seuls à nous questionner :

En 2015 le Sénat a proposé une distance minimale entre les habitations et les éoliennes à 1 000 mètres estimant que les nuisances étaient trop importantes en dessous de cette distance.

Le 10 mai 2017, Monsieur Marc LE FUR, député, proposait à l'Assemblée Nationale la modification de l'article L.553-1 du code de l'environnement, pour remplacer la distance minimum réglementaire de 500 mètres, inscrite dans la loi, par celle de 1 000 mètres, au motif que « la présence d'éoliennes de grandes hauteurs devenaient intolérables à une distance de 500 mètres des habitations ». Il reconnaît également l'existence d'une véritable question de santé publique et retient que de l’Académie de Médecine, en 2006, recommandait une distance de protection de 1 500 mètres. Monsieur LE FUR dénonce également le mitage qui engendre la dévalorisation des biens immobiliers. A l'exemple des pays européens et de certains États des États-Unis, Monsieur LE FUR souhaite que la France ne reste pas à l'écart du mouvement responsable qui s'installe, visant à augmenter les distances de protection des habitations.

Nous regrettons qu'EEF ne présente pas de façon objective les différents aspects de ce dossier.

Nous vous encourageons, les Noyalais, les Questembertois, notamment l'ensemble des riverains du site des Landes de Cambocaire, mais aussi nos voisins des communes alentours, à vous informer du contenu du projet, en mairie de NOYAL-MUZILLAC, pendant les horaires d'ouverture et surtout à vous exprimer sur vos réserves, ou votre refus de ce projet « hors norme ». Si vous ne pouvez vous déplacer en mairie les 2 demi-journées de consultation, vous pouvez transmettre vos remarques au commissaire enquêteur par écrit en adressant votre courrier à la mairie de NOYAL MUZILLAC ou par mail à l'attention du commissaire enquêteur sur l'adresse mail de la mairie : mairienoyalmuzillac@wanadoo.fr Nous vous invitons également à consulter les 3 vidéos-montage proposées par le promoteur – le lien : http://parc-eolien-des-landes-de-cambocaire.info/ - pour y accéder, en bas de page il vous suffira de cliquer sur l'encadré « le projet en image » Nous vous mettons en garde sur un floutage excessif de l'horizon, d'un angle de prise de vue qui manque d'objectivité et un doute sur les échelles de grandeurs et les règles de perspectives !!! Ceci dit, même avec ces remarques, ont peut être effrayé par le projet...
ATTENTION VOUS N'AVEZ QUE JUSQU'AU 20 JANVIER 2018 POUR VOUS EXPRIMER – APRES IL SERA TROP TARD !

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L’Enquête Publique sur le projet de parc éolien «Des Landes de Cambocaire» est ouverte !

Pour consulter le dossier du projet et tous les documents afférents à son développement, dont les avis émis par l’autorité environnementale et les services instructeurs, rendez-vous du 20 décembre 2017 au 20 janvier 2018 inclus aux mairies de NOYAL-MUZILLAC, de AMBON, de BERRIC, de LAUZACH, de LIMERZEL, de LA VRAIE-CROIX, de LE GUERNO, MUZILLAC, de QUESTEMBERT et de SULNIAC, aux horaires habituels d’ouverture de celles-ci.

Vous pourrez laisser vos observations et propositions écrites dans le registre ouvert à cet effet ou les adresser par correspondance ou par courriel au commissaire-enquêteur à la mairie de NOYAL-MUZILLAC, place de la Mairie 56190 Noyal-Muzillac ou par courriel: mairienoyalmuzillac@wanadoo.fr.

Mme Camille HANROT LORE, désignée par M. le Président du Tribunal administratif de Rennes en qualité de commissaire-enquêteur, se tiendra à la disposition du public en mairie de NOYAL-MUZILLAC au cours de permanences suivantes :
- mercredi 20 décembre 2017 de 9h00 à 12h00
- jeudi 4 janvier 2018 de 14h00 à 17h00
- mardi 9 janvier 2018 de 14h00 à 17h00
- samedi 20 janvier 2018 de 9h00 à 12h00 


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Association "Vent de Discorde" : 
Objet : protéger l’environnement et le patrimoine, préserver les espaces naturels et les paysages de Noyal Muzillac et les communes environnantes et ce dans un cercle de 20 km de rayon autour de Noyal Muzillac, défendre l’identité culturelle des paysages et du patrimoine ainsi que leurs intérêts économiques et sociaux, lutter contre les atteintes qui pourraient être portées à cet environnement et notamment chaque fois qu’elles toucheront au patrimoines, aux espaces naturels et aux paysages.
http://www.net1901.org/association/VENT-DE-DISCORDE,797587.html






👉👉https://www.facebook.com/ventdediscorde.noyalmuzillac.5

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Vidéos : 
➤ Simulation du parc élonien situé à Cambocaire. Sur la route de Bezy.
Perceptions dynamiques sur la VC09



➤ Simulation du parc élonien situé à Cambocaire. Du centre de Noyal-Muzillac vers Le Helo (La route bleue).
Perception dynamique sur la RD153



➤ Simulation du parc élonien situé à Cambocaire. Sur la route de Questembert à Noyal-Muzillac.
Perception dynamique sur la D5


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Archives

22/04/11 : À Cambocaire, un nouveau projet à cinq éoliennes - Noyal-Muzillac
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-a-Cambocaire-un-nouveau-projet-a-cinq-eoliennes-_56149-avd-20110422-60342367_actuLocale.Htm
(http://environnementdurable.net/documents/revue-presse/2011_04_24_Presse_HGB.pdf)
À Noyal-Muzillac les opposants aux projets d'éoliennes sont bien décidés à aller jusqu'au bout. Lundi dernier, lors d'une réunion publique organisée par la municipalité, ils ont remis à Jan Jürgens, chargé du projet « Énergie Éolienne France S.A.S », un courrier précisant « nous ne baisserons pas les bras et nous allons engager un recours auprès du tribunal administratif dans les délais légaux ». 
Où en est le projet ? Au départ en 2008, deux zones étaient identifiées sur la commune, avec deux machines sur la Croix d'Ardoise et quatre sur les Landes de Cambocaire. Deux zones de développement éolien retenues par la communauté de communes et validées par la préfecture.
Après des permanences tenues en novembre 2008, Grenelle 2 de l'environnement passant, un nouveau projet a été présenté lundi avec cinq éoliennes sur Cambocaire.« Sur Noyal-Muzillac ce seul site correspond aux nouvelles normes, c'est celui de Cambocaire. Nous sommes au début du projet, une demande de permis de construire va être déposée, une enquête publique sera diligentée et après concertation, la municipalité statuera » précise le maire Yvon Bernard. Ajoutant « le débat de lundi a été particulièrement constructif ». Les opposants parlent de « destruction de paysages » Pour Raymonde Le Bars, la présidente de l'association créée en avril 2010 qui s'oppose au projet et installée depuis 2007 au petit Kerbouin, avec son mari Gilbert «nous devons respecter la Convention européenne des paysages ratifiée par la France en décembre 2006 »
Après la pétition signée par 117 habitants, une rencontre avec le directeur des services de la Communauté, le positionnement des élus n'évoluant pas, l'association est plus que jamais décidée à s'opposer à « la destruction des paysages, le bruit que nous sommes allés sur place constater, les flashs lumineux, les problèmes de réception télévision qui perdurent malgré la TNT, les dangers de projection de glace à plus de 400 mètres l'hiver, les risques sur la santé et la perte financière sur les biens immobiliers. » 

24/11/12 : Morbihan : Éoliennes. Vent de discorde maintient son cap
http://www.letelegramme.fr/local/morbihan/vannes-auray/muzillac/noyalmuzillac/eoliennes-vent-de-discorde-maintient-son-cap-24-11-2012-1918787.php
Si les énergies alternatives prennent de l'ampleur, et si les parcs d'éoliennes terrestres ne rencontrent que peu d'opposition, l'idée d'implanter des éoliennes en a refroidi plus d'un sur la commune, explique Vent de discorde. Créée en avril 2010, l'association a pour objet de s'opposer à ce type d'aménagement. «L'écologie, d'accord, mais l'humain a aussi sa place», explique l'association.
Un recours au tribunal 
Deux zones sont actuellement envisagées : le village de Cambocaire et La Croix d'Ardoise. Si l'académie de médecine précise, selon l'association, qu'une distance de 1.500 m doit être respectée par rapport aux habitations pour ce type de réalisation, il se pourrait que cet impératif ne soit pas respecté par les ouvrages futurs sur la commune. Récemment, les membres de l'association ont déposé des recours devant le tribunal administratif. Il reste quatre mois avant la signature des autorisations nécessaires au commencement du chantier. Raymonde Le Bars, présidente, ne compte pas s'arrêter là. «Avec toutes les solutions envisageables en mer, ainsi que les grandes zones terrestres exploitables, ils peuvent laisser les petits villages tranquilles», précise la responsable de l'association. La partie est engagée, et Vent de discorde a pu se rassurer en renouvelant l'intégralité du bureau, mercredi soir. Des motivations qui pourraient s'avérer précieuses pour les mois à venir.


⇒ 29/09/13 : Morbihan : Éolien : Vent de discorde reste en alerte
Mercredi soir, l'association Vent de discorde a tenu son assemblée générale. La présidente, Raymonde Le Bars, a souhaité cette réunion en raison de l'actualité récente.
Il y a quelques semaines, 13 députés sur les 577 que compte l'Assemblée Nationale ont, en catimini, fait passer des amendements à la loi sur le développement éolien. Le Sénat, au final, a refusé les amendements.
« Nous ne devons jamais relâcher notre vigilance, lorsqu'une faction politique veut faire passer une loi ou un amendement à une loi, il finit toujours par y parvenir. Nous devons être le grain de sable qui fait caler la machine », a souligné Raymonde Le Bars.
Au tribunal administratif
L'association a également engagé, en 2010, auprès du tribunal administratif, une action pour annuler la création de deux parcs éoliens. Un jugement devrait intervenir le 10 décembre prochain.
À ce jour la préfecture n'a toujours pas donné réponse au mémoire présenté par l'association noyalaise. « Vent de discorde n'est pas seule à se battre pour protéger, préserver et défendre l'identité culturelle, l'environnement et le patrimoine. » De nombreuses autres associations ont vu le jour.
Les membres de l'association ont décidé à l'unanimité de faire un don de 60 € à la Fédération d'environnement durable (Pontivy) qui est en train de fédérer les associations bretonnes, afin de lancer des actions tendant à faire réviser le schéma éolien breton.

⇒ 29/09/13 : Morbihan : Éoliennes : Vent de discorde alerte les sénateurs
À la suite du vote d'un projet de loi à l'Assemblée nationale, le 5 octobre, qui tend, pour « simplifier la procédure », à supprimer l'obligation d'implantation des parcs éoliens dans les ZDE (zone de développement éolien) déterminées par le préfet, l'association Vent de discorde, a réuni son conseil, mercredi, afin de mettre au point une riposte locale.
Cette association, on s'en souvient, a initié deux actions devant le Tribunal administratif de Rennes afin de voir annuler les autorisations de construction de deux parcs éoliens sur la commune, l'un à la Croix d'Ardoise, l'autre à Cambocaire. Si le projet de la première a quasiment été abandonné par le promoteur, il n'en est pas de même pour le second.
« Ce projet de loi est doublement antidémocratique puisqu'il a été voté par seulement 17 députés, tous Verts et socialistes, et parce qu'il vise à empêcher le citoyen concerné de saisir la justice en cas de litige », a confié un des membres de l'association. « C'était une promesse de François Hollande durant sa campagne pour recueillir les voies des écologistes. Et maintenant, sans aucune discussion préalable à l'Assemblée, dans la nuit, les écolos « font un coup » pour faire passer un texte qui, s'il avait été débattu, aurait été certainement amendé sur plus d'un point », a déclaré Raymonde Le Bars, présidente de Vent de discorde.
Au Tribunal administratif
L'association a décidé d'agir dans l'urgence, le texte de loi passant en commission au Sénat le 30 octobre. « Nous sommes le 17 octobre, nous n'avons pas de temps à perdre pour nous faire entendre, il faut que nous contactions les sénateurs pour leur faire connaître notre inquiétude, a ajouté Raymonde Le Bars. Sur Noyal-Muzillac, lorsque le conseil municipal a pris la décision de créer ces deux parcs éoliens, nous avons réuni 130 signatures de riverains, pour lui demander de revoir sa copie. Nous avons créé notre association parce que la mairie avait décidé d'ignorer l'avis des citoyens, nous sommes maintenant plus de 60 à nous inquiéter de la suite qui sera donnée à cette affaire. Depuis deux ans, le dossier est en souffrance au Tribunal administratif et brusquement un texte de loi, voté à la va-vite, va nous obliger à supporter de nouvelles nuisances. »

⇒ 27/10/14 : Eoliennes. Un projet très discuté
http://www.letelegramme.fr/morbihan/noyal-muzillac/eoliennes-un-projet-tres-discute-27-10-2014-10402255.php
Samedi, de 10 h à 15 h, le bureau d'études nantais Zelya Power Concept tenait une réunion publique d'information à la salle du Benguë. Elle avait pour but d'éclairer le public sur le projet de création d'une ferme éolienne sur le site de La Croix d'Ardoise, au sud de la commune. Le public allait et venait, découvrant plusieurs panneaux expliquant le projet, de sa genèse à sa réalisation future.
Cinq critères
Olivier Choffrut, du bureau d'études, explique : « Nous avons souhaité cette réunion afin de détailler la faisabilité du projet suivant cinq critères : la ressource en vent, l'intégration au paysage, l'impact environnemental et sonore, ainsi que la problématique de raccordement ». Florie Mazzorana poursuit : « On souhaite s'inspirer des réseaux existants pour ce projet. Les habitants vont pouvoir créer des groupes locaux d'investissement, pour prendre une partie du capital ». Quant aux retombées financières à attendre, le bureau d'étude estime que le projet « coûte 18 millions d'euros, et présente une durée d'amortissement allant de quinze à vingt ans. Les investisseurs locaux pourront s'attendre à de premiers dividendes dès la deuxième année d'exploitation ». Le projet réalisé verra le versement par la société d'exploitation d'un total de taxes de 100.000 à 150.000 EUR par an, à la communauté de communes, pour une ferme éolienne installée sur une seule commune.
Voix discordantes
L'éolien, pourquoi pas, mais pas n'importe où ! À l'extérieur, un autre panneau d'information. Celui constitué par Un vent de discorde, une association locale de résidents. Cette association avait entamé, il y a deux ans, une procédure contre un autre projet, sur ce même site de La Croix d'Ardoise. Une procédure soldée par l'annulation du projet en avril 2013, prononcée par le Tribunal administratif de Rennes. Albin de Cubber, membre du collectif, précise : « L'éolien, nous n'avons rien contre. Mais il est possible d'utiliser des endroits plus industriels, où nous savons que les structures ne causeront aucune gêne pour le paysage et la population. Aux Pays-Bas, on trouve des éoliennes en bordure d'autoroute, et elles ne dérangent personne ! » Raymonde Le Bars, présidente de l'association, poursuit : « nous avons démarré une pétition pour l'annulation du projet. La proximité évidente des maisons sur le site, et une méconnaissance du dossier de la part des intervenants d'aujourd'hui, nous invitent à la plus grande méfiance ». Affaire à suivre.




⇒ 03/07/15 : Morbihan : Vent de discorde réunit ses membres et sympathisants
https://www.ouest-france.fr/bretagne/noyal-muzillac-56190/vent-de-discorde-reunit-ses-membres-et-sympathisants-3532964
Lundi soir au Benguë, Raymonde Le Bars, présidente de l'association Vent de discorde, a rassemblé ses membres et quelques Noyalais.
Rester vigilants
L'assemblée générale a été l'occasion de faire le point sur les dossiers en cours. Si un recours auprès du tribunal administratif a permis d'annuler l'installation de deux parcs éoliens à la Croix-d'Ardoise et à Cambocaire, « il nous faut rester vigilants, parce que les travaux avancent en toute discrétion, les promoteurs refusant de renoncer à une telle manne financière ». Elle explique que la loi impose à EDF d'acheter aux promoteurs privés l'électricité produite par les éoliennes beaucoup plus cher que son propre prix de vente. La différence est donc payée, non par l'État, mais bien par tout un chacun.
Installation de mâts
Un mât à visée d'études vient d'être positionné sur le territoire noyalais. Aux dires des installateurs, ce serait pour étudier son impact sur la faune. Des capteurs de bruits sont, pour de brèves périodes, installés ça et là, et captent le bruit des voitures sur la route, des chiens et autres animaux. Raymonde Le Bars et d'autres membres de l'association ont visité les environs de quelques parcs éoliens bretons. Selon les riverains, « le bruit de la turbine, c'est comme une machine à laver qui tourne en permanence ». D'ailleurs, un certain nombre de sénateurs souhaitaient que la distance minimale entre les mâts et les habitations ne puisse être inférieure à 1 000 m contre 500 actuellement.
Un dossier adressé au ministre de l'Écologie
L'Académie de médecine a rédigé et transmis au ministre de l'Écologie un dossier informatif, très documenté et totalement défavorable à l'installation de parcs éoliens. « Le ministère n'en a absolument pas tenu compte. Il y a bien trop d'argent à gagner dans cette histoire, précise Raymonde Le Bars. Des éléments très probants concernant notamment l'impact des infrasons qui déclenchent, entre autres, des migraines et des étourdissements ont été avancés. Il semblerait que Ségolène Royal ne soit pas au courant de ce rapport. Il est vrai qu'à l'issue du Grenelle de l'environnement, il avait été prévu qu'à l'horizon 2030, 40 % de l'électricité utilisée sur le territoire provienne d'énergies renouvelables. Il existe d'autres méthodes, l'hydrolien par exemple, mais moins rentable pour les promoteurs. »
Contact : tél. 02 97 67 72 26 ou 06 60 66 19 39. E-mail : r-lebars@orange.fr


⇒ 20/05/16 : Projet de parc éolien des landes de Cambocaire
https://www.ouest-france.fr/bretagne/noyal-muzillac-56190/projet-de-parc-eolien-des-landes-de-cambocaire-4243875
Jusqu'à dimanche 22 mai, la population est invitée à venir donner son avis et à faire part de son intérêt ou pas pour le projet éolien en développement sur la commune. Les études conduites sur plus d'un an par des experts indépendants ont permis de définir un projet de parc de trois éoliennes. Cette consultation est très importante dans la suite du projet. Les données seront recueillies par la société Courant Porteur, spécialisée dans les démarches de concertation.

⇒ 22/05/16 : Morbihan : Noyal-Muzillac. Vent de discorde se mobilise contre l’éolien
A Noyal-Muzillac, l’association protestent contre le projet éolien. Ses craintes: d’éventuelles nuisances pour la santé et la perte du caractère rural de la région.
Samedi, de 10 h à 12 h, les riverains concernés par le projet du parc éolien, à Cambocaire, se sont retrouvés devant la maison du patrimoine pour manifester « leur mécontentement et leur désaccord ».
Sensibiliser
L’association Vent de discorde, présidée par Raymonde Le Bars, avait invité les habitants de Noyal-Muzillac à se regrouper banderoles et slogans à l’appui pour « sensibiliser le plus grand nombre de citoyens et leur faire part de leurs inquiétudes ». Une consultation publique a eu lieu du 9 au 21 mai. Ces résultats seront recueillis par la société Courant Porteur, spécialisée dans les démarches de concertation.Les représentants de l’association ont déploré que les porteurs du projet éolien, la société Énergie Eolienne France (EEF SAS), ne se soient pas déplacés.
Nuisances
Interrogée à ce sujet, la responsable a indiqué qu’ils ne souhaitaient pas s’exprimer pour le moment. Raymonde Le Bars a insisté : « Nous ne baisserons pas les bras et nous irons jusqu’au bout pour que ce projet ne voit jamais le jour. Nous ne voulons pas devenir une zone industrielle, mais garder notre identité de terre agricole, d’élevage et surtout le classement en commune du patrimoine rural de Bretagne et d’accueil touristique. »
Santé
Les opposants craignent : « Outre les nuisances sonores, les flashs de la nuit, les effets stroboscopiques, les infrasons et aussi la dévalorisation du paysage et de nos propriétés, et le point le plus important, celui de l’impact nocif sur notre santé. » L’association a recueilli de nombreux témoignages et signatures au cours de cette matinée. Rappelons que Vent de discorde, conjointement avec 23 autres associations, a intenté une action en appel contre le projet de schéma éolien de Bretagne.
Contact : Raymonde Le Bars 06 60 66 19 39 r-lebars@orange.fr

⇒ 24/05/16 : Morbihan : Parc éolien. L'opposition toujours présente
Samedi matin, saisissant l'occasion d'une information publique durant toute la semaine à la Maison du patrimoine, l'association Vent de discorde est montée au créneau. L'objet du conflit est un projet de parc éolien aux abords du village de Cambocaire, au nord de la commune. Démarré en janvier 2003, le projet est porté par la société EEF. Trois éoliennes d'une hauteur de 180 m devraient être livrées, pour une production de 30 millions de kWh annuels, soit la consommation de la commune de Noyal-Muzillac. Depuis 2007, plusieurs présentations au public ont été organisées. Malgré cette volonté de transparence, le projet a ses opposants. Vent de discorde a été créée en 2010 par Raymonde Le Bars, et compte actuellement 67 adhérents (à raison d'une adhésion par famille) sur le secteur concerné et sur la commune. Plusieurs démarches ont été effectuées, comme auprès de la commission des sites, la municipalité, le ministère de l'Écologie et auprès des parlementaires de la région. Les raisons avancées par l'association pour l'annulation du projet sont un résumé des motifs de la population : nuisances pour la santé, bruit, ondes sonores, effets stroboscopiques, préjudice environnemental, ou bien dépréciation immobilière. Sans animosité particulière, cette manifestation s'est déroulée dans le calme, en l'absence de représentants officiels de l'entreprise porteuse du projet.

⇒ 02/07/16 : Morbihan : Augmentation des adhérents à Vent de discorde
L'association, présidée par Raymonde Le Bars et assistée de Marie-Christine Decubber, trésorière, était réunie mercredi soir à l'école du Benguë. Les adhérents se sont déplacés en nombre pour élaborer ensemble la suite des événements et des actions à mener.
Grâce à la mobilisation du 21 mai devant la Maison du Patrimoine, Vent de discorde a réussi à sensibiliser les habitants de Cérillac et Saint-Jean-village qui sont eux aussi très impactés par le projet éolien de Cambocaire. « La chapelle de Saint-Jean est un patrimoine que les riverains souhaitent préserver, tout comme notre chapelle de Brangolo », a déclaré la présidente.
Côté trésorerie, les comptes sont positifs grâce à l'augmentation des adhérents. L'association a décidé de rembourser les membres bienfaiteurs qui ont avancé les fonds lors de la création de Vent de discorde, soit 463,46 €.

⇒ 28/04/17 : Morbihan : Noyal-Muzillac. Désaccord sur le projet éolien de Cambocaire
Lors d’une nouvelle rencontre, mercredi, pour évoquer l’implantation d’éoliennes, à Noyal-Muzillac, l’association Vent de Discorde a fermement exprimé son mécontentement.
Une rencontre a eu lieu, mercredi soir, salle Michochéne avec les porteurs du projet éolien de Cambocaire, en présence des experts qui ont réalisé les études nécessaires à son développement.
Cette deuxième rencontre n’a pas apporté de réelles réponses aux habitants venus nombreux.
« Nous ne voulons pas de ce projet »
Les militants de l’association Vent de Discorde, présidée par Raymonde Le Bars, sont venus manifester leur mécontentement et leur refus catégorique du projet.
Des affiches étaient à la disposition des visiteurs avec, comme support, une présentation en 3D, des cartes explicatives, des ateliers bruit et environnement, et des photomontages.
Pas suffisant pour convaincre Raymonde Le Bars : « Nous n’avons même pas réussi à déterminer sur quel terrain seront posées les éoliennes. Nous ne voulons pas de ce projet et nous continuerons à nous faire entendre. Nous avons déjà fait annuler deux zones de développement éolien (ZDE) devant le tribunal administratif de Rennes. Aujourd’hui, nous demandons que soit pris en compte la route touristique et le relief particulier de la Bretagne. »
Une réponse insatisfaisante
Il a été demandé à Eric L’Hotelier, représentant de la société porteuse du projet, l’impact du bruit émis par ces éoliennes, de 180 m de haut sur 126 m de diamètre. « Nous avons choisi d’installer seulement trois éoliennes. Concernant le bruit, la réglementation nous impose de ne pas dépasser trois décibels la nuit et cinq le jour. Quant au paysage, on est dans une zone rurale à plus de 3,5 km de chaque bourg », a-t-il répondu.

⇒ 29/04/17 : Éoliennes. Un projet controversé
Une animation autour du projet de parc éolien s'est tenue, de lundi à vendredi, à la salle de réunion de la Michochêne. Ce projet des « Landes de Cambocaire » prévoit, selon le résultat de l'enquête publique prévue au second semestre 2017, l'implantation de trois machines de 180 m (pales comprises). Pourquoi seulement trois ? Eric L'Hotelier, l'un des techniciens présents pour informer le public, explique : «c'est l'équivalent des six machines présentes à Lauzach, ou des neuf d'Ambon, en termes de production d'énergie, une puissance totale de 10,5 MW ». La société EEF (Énergies éoliennes France), porteuse du projet, avait disposé plusieurs éléments d'information : ateliers biodiversité, bruit ou bien analyse du paysage.
Vent de discorde lève la voix
L'exposition-animation a reçu la visite, mercredi soir, d'un collectif constitué depuis plusieurs années. Vent de discorde, comme son nom le laisse supposer, est une association de riverains qui milite contre le projet jugé « mal représenté sur les images produites ». Par ailleurs, ils déplorent que l'implantation de ces éoliennes géantes, outre le bruit et la gêne visuelle entraînant une dépréciation immobilière, « n'est pas encore figée sur un endroit déterminé, nous ne connaissons que le secteur. Nous avons fait annuler deux ZDE(*) devant le Tribunal administratif de Rennes. Nous avons participé avec 21 Associations à l'annulation du schéma régional éolien de Bretagne devant le Tribunal administratif de Rennes et dernièrement devant la Cour d'appel de Nantes ». (*) Zones de développement éolien.



⇒ 02/06/17 : Morbihan :  La concertation au cœur du projet éolien des Landes de Cambocaire
Marqué par une forte volonté de concertation avec les autorités et les populations locales, ce projet éolien a donné lieu, après des années d’échanges, à une exposition de 5 jours destinée à l’information du grand public.
Un projet développé en concertation avec le territoire
Après des années d’échanges avec la municipalité de Noyal-Muzillac, la Communauté de communes et les communes environnantes, les délibérations positives des Conseils municipal et communautaire ont abouti à la création d’un Comité de pilotage et d’une Zone de développement éolien (ZDE) sur la zone de Cambocaire.
Développé en conformité avec le cadre réglementaire et dans le respect des enjeux environnementaux et écologiques, ce projet a nécessité des années de réunions publiques d’information et d’entretiens avec les acteurs associatifs, du tourisme, du développement du territoire et du secteur économique. Des citoyens et des acteurs du patrimoine ont participé aux réunions de travail sur les impacts du projet sur son environnement. Une consultation publique a également permis à la population de donner son avis sur le projet, d’exprimer ses commentaires, ses questions ou ses recommandations.
Afin d’informer au mieux le public, un site Internet d’information sur le projet (http://parc-eolien-des-landes-de-cambocaire.info) a été créé, et une exposition grand public a été organisée, en avril dernier, à Noyal-Muzillac.
Une population en majorité satisfaite de l’exposition
La population locale a eu 5 jours pour découvrir le projet finalisé, rencontrer les membres de l’équipe projet, les experts (paysagiste, environnementaliste et acousticien), ainsi que des cartes explicatives, diaporamas, photomontages, vidéos et éclaircissements sur l’éolien et ses impacts. Les riverains du projet ont pu débattre et poser leurs questions sur l’impact sonore, sur le paysage, la faune, la flore, les biens immobiliers…
« L’indépendance énergétique de la Bretagne et la puissance des éoliennes ont également été largement commentées : le projet produira en effet de l’électricité propre pour 5 000 personnes avec seulement 3 éoliennes », ajoute Anaïs Marcault, responsable de projets d’eef sas.
L’exposition a accueilli 120 visiteurs (élus locaux, habitants et riverains…). Des élus et des habitants ont manifesté leur soutien, et le maire de Noyal-Muzillac a confirmé sa volonté de poursuivre la concertation en toute neutralité.
Eef sas, une démarche et des valeurs
Développeur du projet, la société eef sas affiche, pour ce projet comme pour les autres, une démarche volontaire de concertation d’interaction locale et de transparence, et intègre une démarche paysagère supérieure à la réglementation dans toutes ses études d’implantation des parcs. Pour obtenir une véritable pérennisation sur un territoire, eef sas privilégie la proximité :
« Pour nous, l’éolien n’est pas un produit spéculatif. Nous ne sommes pas des investisseurs mais des développeurs et des opérateurs. Notre objectif est de nous impliquer dans les territoires pour générer des partenariats », explique Eric Sauvaget, directeur général d’eef sas.
Eef sas entretient de plus des partenariats avec différents experts pour développer des synergies favorisant une grande créativité pour optimiser l’impact acoustique, la performance des sites et faire naître des solutions nouvelles.
Que faut-il savoir sur l’éolien pour éviter les idées reçues ?
Une éolienne tourne uniquement grâce à la force du vent.
Une éolienne de 3MW produit 7 à 10 millions de kWh/an (de quoi alimenter environ 1700 ménages en électricité).
Le bruit généré par une éolienne à 500 m est de 35 dB, ce qui équivaut au bruit ambiant d’une chambre à coucher. La réglementation ICPE est la plus exigeante en Europe et donc la plus protectrice vis-à-vis des riverains.
Les éoliennes n’augmentent pas le niveau des infrasons ambiants (plusieurs études réalisées).
L’effet d’ombre portée est calculé lors de l’étude d’impact. En fonction des saisons, les éoliennes peuvent être arrêtées durant les heures où les ombres portées atteignent les habitations.
L’impact visuel d’un parc est jugé par la DREAL et la Commission des sites, suite à une étude paysagère approfondie sur une zone de 15 à 20 km autour du site.
Comme le veut le Code de la construction et de l’habitation, le constructeur remédie systématiquement à la perturbation du signal de réception télévisé.
Le nombre de collisions a été réduit à des niveaux nettement inférieurs à ceux des autres causes de décès d’oiseaux. Les éoliennes sont la dernière cause de mortalité des oiseaux (0.01%). Première cause de mortalité : les immeubles et les vitres (58%), devant les lignes à haute tension (14%), les chats (11%) et le trafic routier (8.5%). Sources : Wallace, Johnson and Young (2005) ; Schmid H., Waldburger P. & Heynen D., 2008
Encadré par l’arrêt ICPE du 26 août 2011 relatif à la remise en état du site, le démantèlement est garanti par l’approvisionnement de 50 000 euros par éolienne avant le début de l’exploitation.

⇒ 25/09/17 : Le financement participatif se développe pour les projets éoliens😡😡😡
Encouragé par la réglementation et les pouvoirs publics, le recours au financement participatif pour les projets éoliens se développe. Le projet éolien des Landes de Cambocaire dans le Morbihan (Bretagne) pourrait ainsi, après obtention de l’avis d’Autorisation Unique, faire l’objet de ce type de financement.
Prêt participatif et crowdfunding
Il existe deux types de financement participatif : le prêt participatif par entrée au capital et le crowdfunding. Le prêt participatif – à long terme – est un emprunt assimilé à des quasi-fonds propres (et non à un endettement) tandis que le crowdfunding – à court et moyen terme – permet à tous les publics de soutenir le financement des projets. Ils peuvent être utilisés de manière complémentaire, cependant la réglementation favorise particulièrement le développement du prêt participatif par entrée au capital en matière de transition énergétique.
Le financement participatif constitue un enjeu décisif de la transition énergétique en France. Il place le citoyen au centre des projets, améliore leur acceptation et permet de partager les bénéfices des ressources du territoire. Ce mode de financement innovant est également soutenu par l’Union européenne (le financement participatif de la transition énergétique est notamment très développé en Allemagne et au Royaume-Uni).
Un financement participatif pour le projet éolien des Landes de Cambocaire ?
Le projet éolien des Landes de Cambocaire pourrait, après obtention des autorisations, faire l’objet de ce type de financement. Energie Eolienne France est en effet une filiale d’un fabricant d’éoliennes allemand, or la majorité des projets liés aux énergies renouvelables en Allemagne est financée par les collectivités, les citoyens et les agriculteurs.
« Nous encourageons vivement ce modèle économique, aujourd’hui possible en France sur le plan réglementaire, car il permet de maintenir le fruit des investissements réalisés au sein des territoires », indique Eric Sauvaget, directeur général de Energie Eolienne France (eef SAS), qui précise que « les deux types de financement (prêt participatif par entrée au capital et crowdfunding) seront étudiés : l’entrée au capital concerne l’exploitation du projet (la vente d’électricité produite par le parc éolien), c’est un investissement à long terme qui permet aux habitants, collectivités et sociétés d’économie mixte de faire fructifier leur investissement dans un projet de production locale d’électricité ; le crowdfunding peut quant à lui être utilisé à n’importe quelle étape du projet nécessitant une levée de fonds. C’est un investissement à court terme qui peut être généré par un ensemble de citoyens qui récolteront le fruit de leur investissement sous forme de remboursement de la somme investie avec intérêts d'obligations ».
EE Noyal, filiale à 100% d’eef SAS, eest porteur du projet et détenteur des futures autorisations, ainsi que maître d’ouvrage et exploitant du futur parc éolien. La société a déposé le dossier de demande d’Autorisation Unique pour le projet éolien des Landes de Cambocaire en juillet 2016. Le projet est en cours d‘instruction et devrait recevoir l’avis d’Autorisation Unique délivré par le préfet début 2018.
Un développement concerté avec le territoire
Dès son origine, ce projet a été marqué par une forte volonté de concertation avec les autorités et les populations locales, avec de nombreux échanges avec la municipalité de Noyal-Muzillac, la Communauté de communes et les communes environnantes, qui ont abouti à la création d’un Comité de pilotage et d’une Zone de développement éolien (ZDE) sur la zone de Cambocaire.
En conformité avec le cadre réglementaire et dans le respect des enjeux environnementaux et écologiques, le projet a donc été développé en concertation avec le territoire. Il a donné lieu à des réunions publiques d’information et des entretiens avec les acteurs associatifs (environnement, défense et promotion du patrimoine), du tourisme, du développement du territoire et du secteur économique. Citoyens et acteurs du patrimoine ont également apporté leur expertise locale aux réunions de travail sur les modélisations graphiques des impacts du projet sur son environnement. Une démarche de consultation publique a permis à la population de donner son avis sur le projet, d’exprimer ses commentaires, ses questions ou ses recommandations. Un site Internet d’information sur le projet (http://parc-eolien-des-landes-de-cambocaire.info) a ainsi vu le jour, et une exposition grand public a été organisée en avril 2017 à Noyal-Muzillac.
5 jours d’exposition dédiée au grand public
La population locale a pu y découvrir le projet tel qu’il devait être présenté aux services instructeurs de l’État, et rencontrer les membres de l’équipe projet et les experts (paysagiste, environnementaliste et acousticien). Des cartes explicatives, diaporamas, photomontages, vidéos et éclaircissements sur l’éolien et ses impacts ont été mis à la disposition des visiteurs. Les riverains du projet ont pu débattre et poser leurs questions sur l’impact sonore, sur le paysage, la faune, la flore, les biens immobiliers… « L’indépendance énergétique de la Bretagne et la puissance des éoliennes ont également été largement commentées : le projet produira en effet de l’électricité propre pour 5 000 personnes avec seulement 3 éoliennes », ajoute Anaïs Marcault, responsable de projets d’eef SAS.
120 visiteurs ont été accueillis à cette occasion, parmi lesquels des élus de la municipalité de Noyal-Muzillac et des communes limitrophes, des habitants de la commune et des riverains du projet. Si des oppositions ont été exprimées, l’accueil réservé à l’exposition et au projet a été globalement positif. Outre le soutien exprimé par des élus et des habitants, le maire de Noyal-Muzillac a réaffirmé sa volonté de poursuivre la concertation en toute neutralité. Une grande partie de la population a également manifesté sa satisfaction quant à l’organisation de l’événement.
eef SAS, une démarche et des valeurs
eef SAS développe des projets éoliens depuis la phase d’étude jusqu’à l’obtention des autorisations administratives nécessaires à l’installation et à l’exploitation des parcs éoliens. Elle intervient également dans la mise en place du financement des projets en collaboration étroite avec des partenaires tant nationaux qu’européens.
Pour l’ensemble de ses projets, eef SAS propose une démarche de concertation permettant une interaction locale et une véritable transparence. eef SAS intègre une démarche paysagère dans toutes ses études d’implantation des parcs allant au-delà de la réglementation. La ligne directrice d’eef SAS est la proximité, gage d’une véritable pérennisation sur un territoire :
« Pour nous, l’éolien n’est pas un produit spéculatif. Nous ne sommes pas des investisseurs mais des développeurs et des opérateurs. Notre objectif est de nous impliquer dans les territoires pour générer des partenariats », explique Eric Sauvaget, directeur général d’eef sas.
Les partenariats d’eef SAS avec différents experts permettent le développement de synergies qui engendrent une grande créativité. Il en résulte une optimisation de l’impact acoustique et de la performance des sites, ainsi que des solutions nouvelles qui, dans un contexte réglementaire complexe, sont capitales.
Idées reçues : ce qu’il faut savoir
• Une éolienne tourne uniquement grâce à la force du vent. Sa nacelle s’oriente automatiquement, grâce à des capteurs, face au vent, et ses pales pivotent afin d’optimiser sa prise de vent.
• Une éolienne de 3.5 MW produit environ 10 millions de kWh/an, soit de quoi alimenter 1700 ménages en électricité.
• Le bruit généré par une éolienne à 500 m est de 35 dB, ce qui équivaut au bruit ambiant d’une chambre à coucher. La réglementation ICPE est la plus exigeante en Europe et donc la plus protectrice vis-à-vis des riverains : elle fait référence à l’émergence (dépassement) par rapport au bruit ambiant : maximum 5 dB(A) le jour et 3 dB(A) la nuit.
• Plusieurs études ont démontré, mesures à l’appui, que les éoliennes n’augmentaient pas le niveau des infrasons ambiants.
• L’effet d’ombre portée (soleil à travers les pales) est calculé lors de l’étude d’impact. Il est localisé dans un périmètre proche des éoliennes, à l’ouest ou à l’est. En fonction des saisons, les éoliennes peuvent être arrêtées durant les heures où les ombres portées atteignent les habitations.
• L’impact visuel d’un parc est jugé par la DREAL et la Commission des sites, suite à une étude paysagère approfondie sur une zone de 15 à 20 km autour du site.
• Il est systématiquement remédié à la perturbation du signal de réception télévisé par l’intervention du constructeur, selon l’article L112_12 du Code de la construction et de l’habitation. Un registre est mis à la disposition des riverains en mairie où ils peuvent signaler toute perturbation.
• Les évaluations minutieuses des sites éoliens, ainsi qu’une meilleure connaissance des voies migratoires, permettent aujourd’hui de réduire le nombre de collisions à des niveaux nettement inférieurs à ceux des autres causes de décès d’oiseaux. Les éoliennes sont en effet la dernière cause de mortalité des oiseaux (0.01%). Les immeubles et les vitres (58%) sont la première cause de mortalité, devant les lignes à haute tension (14%), les chats (11%) et le trafic routier (8.5%). Sources : Wallace, Johnson and Young (2005) ; Schmid H., Waldburger P. & Heynen D., 2008
• Le démantèlement est encadré par l’arrêt ICPE du 26 août 2011 relatif à la remise en état du site. Il est garanti par l’approvisionnement de 50 000 euros par éolienne avant le début de l’exploitation.

30/09/17Le point sur le projet éolien de Cambocaire 😠
Dix ans après les premières réflexions, le projet éolien des Landes de Cambocaire n'est toujours pas sorti de terre. Un nouveau permis est à l'instruction. Réponse dans les six prochains mois.
Le projet
Six machines en 2007, trois en 2017. En dix ans, le projet éolien des Landes de Cambocaire a été revu à la baisse. « À l'époque, rappelle Eric Sauvager, directeur général d'Éolienne énergie France (EEF), la loi obligeait de construire cinq machines minimum. En 2013, cette limitation a été supprimée. » La loi a plusieurs fois été modifiée ; les riverains ont aussi fait part, devant les tribunaux, de leur farouche opposition (lire ci-dessous).
Entre-temps, les promoteurs du projet ont « beaucoup travaillé » sur l'implantation définitive. « Le projet se situe dans un hameau. Le relief est vallonné, voire très vallonné, assure le directeur général d'EEF, ce qui accentue l'effet de fermeture visuelle. » La zone retenue présente un « potentiel éolien intéressant. La ressource est là, proche du rivage, dans un environnement fermé. » Et le promoteur de rappeler qu'elle s'inscrit dans un pôle éolien qui figure au Scot d'Arc sud Bretagne, depuis 2013.
180 mètres de haut
Le principe de six machines de 2,5 mégawatts, hautes de 150 mètres et étalées sur l'ensemble de la zone (soit entre 1,5 km et 2 km), a finalement été abandonné. Au profit de trois machines, plus hautes, plus puissantes, « mais en linéaire sur 660 mètres seulement. On concentre sur un espace restreint les impacts liés à la construction. On limite l'empreinte visuelle ». Culminant à 180 mètres de haut, ces éoliennes auront une puissance de 3,5 mégawatts chacune, soit 10,5 MW (contre 12, pour le projet initial). « La production du projet correspond à la consommation annuelle de 5 000 foyers. L'électricité produite localement sera utilisée localement. Elle sera distribuée sur le poste de Questembert ou d'Ambon. »
« Pas d'effet sur la santé »
Concernant les éventuelles nuisances, le promoteur du projet renvoie à la réglementation en vigueur, tant sur l'ombrage que sur l'effet stroboscopique ou le bruit. Il rappelle, par ailleurs, que « lors de la première année d'exploitation, l'acoustique est vérifiée, avec une adaptation à la réglementation du bruit généré ». Il ajoute que les éoliennes « fonctionneront 80 % à 90 % du temps, mais pas à leur puissance maximale ». Leur rendement est estimé à 27 %.
Enfin, il assure que le dernier rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire n'a relevé « aucun problème sur la santé. Il y a un effet psychologique chez les gens qui ont du mal à considérer un changement d'environnement. Les personnes qui acceptent ne présentent pas les symptômes que les anti-éoliens rencontrent », assure Eric Sauvager.
La demande d'autorisation unique (permis de construire et autorisation environnementale) a été déposée l'an dernier. L'instruction pourrait encore prendre six mois.



⇒ 05/10/17 : Morbihan : Éoliennes des Landes. Précisions sur le projet
Suite à l'article « Éoliennes. Financement participatif envisagé » publié le 21 septembre dans nos colonnes, Énergie Éolienne France, par le biais de son attachée de presse, relève plusieurs inexactitudes « qui laissent à penser qu'il y a eu confusion avec un autre projet ». « Au sujet de la légende photo : le projet des Landes de Cambocaire porte sur trois machines prévues pour une hauteur de 180 m. Il n'a jamais fait l'objet d'un changement de hauteur des éoliennes. Il semble donc qu'il y ait eu confusion avec un autre projet. De même, il est dit dans l'article que ce projet prévu dans le sud-est de la commune, alors qu'il est prévu dans le nord de la commune ». Plus loin, il est également dit que « cinq génératrices étaient prévues dans un premier temps pour une puissance de dix mégawatts, soit la consommation hors chauffage de 6.500 foyers » : ceci ne correspond pas au projet éolien du Parc Éolien des Landes de Cambocaire ; il semble ici encore qu'il y ait confusion avec un autre projet.
Minimiser les impacts
Enfin, l'article dit que « l'installation actuelle ne porte plus que sur trois machines, mais prévues pour une hauteur plus importante, 180 m au lieu de 105 m, avec une puissance cependant équivalente. Cette modification a été imposée à EEF en raison de la présence d'éoliennes à Ambon et Lauzach » : ceci ne correspond pas non plus au projet éolien du Parc Éolien des Landes de Cambocaire ». Le porteur de projet de poursuivre : « le développement d'un projet éolien suit un processus continu, progressif et sélectif. Ainsi, tout au long de l'évaluation et la construction du projet, EEF a fait évoluer son projet en fonction des résultats des diverses investigations réalisées par les différents experts (paysagistes, écologues, acousticiens,...). Le choix de machines s'est porté sur des éoliennes de 180 m de hauteur totale afin de répondre aux préconisations de chaque expertise et donc de minimiser les impacts du projet sur le territoire avoisinant, tout en assurant sa compatibilité aux contraintes et servitudes présentes sur le site d'accueil et de production électrique la plus optimisée ».


⇒ 04/01/18 : Noyal-Muzillac (56). Un financement participatif pour le parc éolien 😡😡😠
https://www.ouest-france.fr/bretagne/noyal-muzillac-56190/eoliennes-vers-un-financement-participatif-5485616
La réglementation et les pouvoirs publics encouragent le recours au financement participatif pour les projets éoliens. Il pourrait être mis en place aux Landes de Cambocaire dans la commune de Noyal-Muzillac (Morbihan).
La société EEF (Énergie Éolienne France) envisage de créer un parc éolien aux Landes de Cambocaire. Le projet est actuellement au stade de l’enquête publique.

Dans le cadre de ce projet – qui prévoit l’implantation de trois éoliennes d’une hauteur de 180 mètres (pour 10,5 mégawatts au total) –, la société EEF souhaite proposer aux particuliers de « s’impliquer dans la création du parc éolien ».
Deux solutions proposées
Dans le cadre du projet des Landes de Cambocaire, une telle opération de crowdfunding offrirait la « possibilité aux personnes souhaitant à la fois investir et participer à la concrétisation du parc, de bénéficier d’un placement obligataire sans risque financier », poursuit le responsable d’EEF. Et de préciser que les personnes riveraines du parc éolien pourraient bénéficier d’un tarif préférentiel.
« Nous ne sommes pas encore dans la phase de financement. Il faut que le projet soit accepté, indique Anaïs Marcault, responsable de projets chez Énergie Éolienne France. Mais deux solutions sont d’ores et déjà envisagées : un appel à financement lors de la construction et une prise de participation dans la société d’exploitation. »

Retombées économiques
La première est un placement sans risque, qui fonctionne comme un prêt. Les particuliers participent au financement de la construction. En échange, ils touchent des retombées économiques pendant cinq ans, avant de récupérer leur mise de départ à l'échéance.
La seconde solution, un peu plus risquée, fonctionne sur le principe des actions. Des parts de capital de la société d'exploitation du parc, EE Noyal, pourront donc être acquises par les acteurs du territoire, particuliers, entreprises ou collectivités. Qui toucheront des dividendes, en fonction des résultats de l'entreprise. C'est, notamment, ce que vient de faire Questembert communauté, en investissant 592 000 € dans le projet éolien du Rocher-Breton, à Larré.
Plus d’informations auprès d’EEF, sur le site http ://parc-eolien-des-landes-de-cambocaire.info

Pour info :