Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

mercredi 31 janvier 2018

Indre-et-Loire : Bridoré et les éoliennes




➽ 24/01/18 : Indre-et-Loire : Bridoré, porte d’entrée des éoliennes ?
https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/bridore-porte-d-entree-des-eoliennes
Cinq éoliennes pourraient voir le jour à Bridoré. A l’étude, le projet vient d’être dévoilé dans ses grandes lignes.

On en sait un peu plus sur le parc éolien en projet à Bridoré. Le maire de cette commune, Christian Baritaud, l’a présenté lors de ses vœux, samedi 20 janvier. Le parc, prévu au niveau du lieu-dit « Terres de Pèle-Joue », comprendrait cinq éoliennes de 2,5 à 3 MW. Il est porté par la société Soleil du Midi Développement, basée dans l’Aude.
Christian Baritaud défend bec et ongle ce « beau projet, qui, cependant, provoque peurs et angoisses irraisonnées de la part de certains habitants. Ils ont tort, car dans sa mise en œuvre, il est respectueux des normes, nombreuses et contraignantes. Respectueux, aussi, d’un autre projet proche dont nous espérons la réussite (1) et que le nôtre a de beaucoup précédé ».
Théoriquement, les cinq éoliennes permettraient d’alimenter environ la moitié des habitants de la communauté de communes. Désireux de rassurer, le maire de Bridoré a indiqué que la hauteur des machines serait, « à la demande du conseil municipal, la plus basse possible » pour atténuer son impact sur le paysage.
Économiquement, assure Christian Baritaud, il n’y aura que des gagnants : « La fiscalité est intéressante pour l’ensemble des habitants de la communauté de communes, car on table sur environ 10.000€/MW/an, soit 125.000 € de retombées fiscales par an à répartir entre les différentes collectivités ». Le loyer proposé aux propriétaires et exploitants est de 3.000 €/MW/an. C’est donc 37.500 € qui leur seront reversés directement chaque année.

Les habitants pourront investir
Le financement du projet reste à établir entre Soleil du Midi Développement et la commune. « La possibilité sera offerte aux habitants de la commune et des communes voisines d’investir dans le projet éolien (soit sous la forme de prêt pour financer les études, soit directement en prise de parts dans le capital du futur parc éolien), a expliqué Christian Baritaud. Ceci permettra à chacun de s’approprier le parc et ainsi de bénéficier des retombées économiques liées à son exploitation ».
Il est également annoncé que la commune et ses habitants pourront (idem pour les communes voisines) souscrire auprès du parc éolien pour l’achat de l’électricité, produite à des tarifs préférentiels. Actuellement, le projet est dans la phase des études de développement qui serviront à constituer la demande d’autorisation environnementale unique.
(1) Référence à un projet déposé à Fléré-la-Rivière.

repères
> Information du public. Lundi 29 janvier, les responsables de la société Soleil du Midi Développement propose une permanence d’information du public à la mairie de Bridoré, de 13 h à 19 h, pour présenter leur projet éolien. Avant cette permanence, un porte-à-porte à destination des riverains de la future zone d’implantation aura lieu ce mercredi 24 janvier.



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30/01/18 : Éoliennes : concerter pour déminer
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/eoliennes-concerter-pour-deminer?queryId%5Bquery1%5D=57cd2206459a452f008b4594&queryId%5Bquery2%5D=57c95b34479a452f008b459d&page=6&pageId=57da5ce9459a4552008b4796
Lundi, la PME qui veut développer un parc éolien à Bridoré a rencontré la population. Les machines pourraient sortir de terre d’ici trois ans.

Objectif : fin 2020. Ou 2021

C’est à cette échéance que le parc de cinq éoliennes maximum envisagé à Bridoré (NR du 24 janvier) entrera en fonctionnement si tout se passe comme la société Soleil du Midi Développement l’espère. Lundi après-midi, ses représentants ont tenu une permanence d’information dans la mairie de la commune. Dès 13 h, des habitants sont arrivés, petit groupe par petit groupe. Pour se faire une idée plus précise du projet. S’inquiéter de ses effets sur la vente d’une maison à moins d’un kilomètre de la zone retenue. Ou faire part d’une opposition plus radicale.« Les éoliennes, de 2,5 à 3 MW, ne dépasseront pas 135 m de haut en bout de pale. C’est avant tout un souhait de la municipalité mais aussi une conséquence des contraintes liées à la circulation aérienne », explique Adrien Hébrard, chef de projet au sein de la PME du Sud-Ouest, qui développe des parcs éoliens et solaires.

Chauves-souris
Si une zone d’implantation des éoliennes a été définie (voir ci-contre) en fonction de diverses contraintes (distance de 500 m des habitations, présence de zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique…), le lieu exact n’est pas encore connu. Il dépendra du résultat des études d’impact qui seront conduites (*). D’ores et déjà, un pré-diagnostic paysager et une pré-étude sur l’impact sur les chauves-souris ont été réalisés l’an dernier. Leurs conclusions ont incité la société à poursuivre les études sur la faune ou encore la flore depuis octobre dernier. Une phase qui s’étalera au total sur au moins un an. « Il y a une problématique autour des chauves-souris et des oiseaux qui pourrait éventuellement faire évoluer le projet », note Cyril Darnis, directeur technique chez Soleil du Midi Développement. Ce n’est qu’à l’issue des études que l’on connaîtra précisément le degré de visibilité du parc éolien depuis des monuments comme le donjon de Loches ou le château de Bridoré.
Fin mars, un mât de mesure, équipé d’un enregistreur de l’activité des chauves-souris, va être posé, là aussi pour une année minimum. « On va mesurer le vent, pour avoir des données précises, conclut Adrien Hébrard. Mais nous n’avons pas de doute quant au site de Bridoré à ce sujet : on sait que des éoliennes pourront tourner. »
(*) Une étude acoustique sera notamment menée.


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Et l’opposition de la com com ?

> « Un avis parmi tant d’autres ». Le président de la communauté de communes, Gérard Hénault, ne fait pas mystère de son opposition aux éoliennes. Les représentants de la société Soleil du Midi Développement admettent que c’est « un contexte un peu délicat. Mais l’avis de la communauté de communes n’est qu’un avis parmi la trentaine de ceux qui sont rendus sur un projet éolien. Un avis parmi tant d’autres ». Ils vont néanmoins, expliquent-ils, solliciter un rendez-vous auprès de Gérard Hénault et des maires des communes limitrophes de Bridoré « dès que le projet sera plus développé ». Et de conclure : « On est au début de la concertation ».

> A Verneuil, c’est non. A l’origine, la zone définie pour accueillir des éoliennes empiétait sur la commune voisine de Verneuil-sur-Indre. Après une discussion avec le maire de Verneuil, les porteurs du projet ont exclu le tronçon qui concernait cette commune.


> La suite. Soleil du Midi Développement espère déposer la demande d’autorisation administrative à la fin de cette année. 2019 serait ensuite consacrée à l’instruction du dossier. Après enquête publique, c’est le préfet qui donnera ou non son feu vert au parc éolien de Bridoré.


Tout a commencé en 2016. Soleil du Midi Développement a repéré la zone identifiée à Bridoré pour son projet éolien à l’automne 2016. Depuis le feu vert donné par le conseil municipal en mars 2017, Soleil du Midi Développement a rencontré la dizaine de propriétaires de terres agricoles concernés par l’implantation des éoliennes. « On sait que l’on a suffisamment d’accords de propriétaires pour envisager le projet », poursuit Adrien Hébrard.


➽ 30/01/18 : Indre-et-Loire : Bridoré : un projet d'implantation de parc éolien fait débat
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/bridore-un-projet-d-implantation-de-parc-eolien-fait-debat-1517311525
La municipalité de Bridoré veut installer cinq éoliennes sur le lieu-dit "Terres de pèle-joue". Ce projet génère des levers de boucliers dans la population locale. Esthétisme, qualité de vie, valeurs des biens immobiliers et manque de démocratie : les riverains ont évoqué ce lundi leurs inquiétudes.
Cinq éoliennes de 135 mètres de haut : voilà le nouveau projet de la municipalité de Bridoré. Le maire Christian Baritaud l'a dévoilé lors de ces voeux le 20 janvier. Le promoteur a déjà été trouvé : il s'agit de Soleil du Midi, une entreprise énergétique basée à Toulouse.

De multiples inquiétudes
L'entreprise promet de respecter les normes en vigueur. Les éoliennes ne pourront pas être installées à moins de 500 mètres d'une habitation. Mais déjà à cette distance, Jean-Luc, qui habitera tout prêt, n'en veut pas : "Tout le monde ne veut pas forcément une éolienne de 150 mètres de haut à sa fenêtre". En cause, le bruit que pourrait provoquer les éoliennes. Un argument entendu par Christian Baritaud : "Je suis allé au pied d'une éolienne pour savoir si c'est possible de faire une sieste. Eh bien figurez-vous que c'est totalement possible!"


Un parc éolien d'ici 2021 ?
Autre inquiétude, celle d'Olivier : "On sait très bien que les maisons situées à côté du parc éolien vont perdre 30 %, 40 %, 50 % de leurs valeurs." Si Soleil du Midi nie cet effet néfaste sur les prix de l'immobilier, le maire lui a conscience du problème : "Oui, ça peut avoir un impact. Mais je pense que ça ne dure pas longtemps et que les prix retrouvent rapidement leur valeur de l'avant-parc."
Normalement, le parc éolien verra le jour "au mieux" en 2021. "Au mieux", comme le dit Soleil du Midi. Car si un recours contre la construction est déposé, le projet passera pas le tribunal administratif. Il faudra alors pousser jusqu'à 2023 après jugement.


➽ 31/01/18 : Indre-et-Loire - Ambiance électrique sur les éoliennes de Bridoré
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/ambiance-electrique-sur-les-eoliennes-de-bridore?queryId%5Bquery1%5D=57cd2206459a452f008b4594&queryId%5Bquery2%5D=57c95b34479a452f008b459d&page=12&pageId=57da5ce9459a4552008b4796
Les éoliennes prévues à Bridoré n’existent pas qu’elles génèrent déjà de l’électricité dans l’air, avec comme source d’énergie le maire de Bridoré.
Le maire (LREM) de Bridoré, Christian Baritaud, est-il allé trop loin dans ses propos à l’encontre de l’association AEST (Association environnementale du sud Touraine) ? C’est ce que pense Michel Bernard, président de ladite association.
En amont de la réunion publique sur le projet d’implantation d’un parc éolien tenue lundi après-midi par la société Le Soleil du Midi Développement à la mairie de Bridoré (lire NR d’hier), Christian Baritaud a adressé un courriel à la gendarmerie de Loches sans équivoque le 25 janvier. Il y qualifie AEST de «secte des écologistes intégristes».


Propos “ diffamatoires et méprisants ”
Il sollicitait alors la gendarmerie de prendre des mesures pour «veiller à pallier d’éventuels désordres et intervenir […] lors de possible atteintes à l’ordre public». Lui-même annonce qu’en tant que maire, « (je) ne manquerai pas d’exercer mon pouvoir de police en cas de problèmes ». En gage de « grande transparence », il a adressé également son courriel à AEST, à la société d’éoliennes ainsi qu’à La Nouvelle République à Loches.
Attendue sur place, l’AEST ne s’est pas déplacée à cette réunion publique.
« L’AEST ne peut pas se placer dans ce cadre policier délirant, explique Michel Bernard à la NR. Le dialogue entre les associations et les maires n’est possible que dans le respect de la légalité républicaine et de la considération réciproque. Nous avons choisi de ne pas donner prise à la provocation et de ne pas aller en tant qu’association à la permanence du promoteur tenue à la mairie de Bridoré ce 29 janvier. »


La préfète informée
Michel Bernard a informé dès lundi la préfète d’Indre-et-Loire de cette situation « particulièrement grave : la prédiction de troubles à l’ordre public et la désignation de notre association comme à l’origine d’une sédition ce 29 janvier sur sa commune ».
Il parle d’une « dénonciation d’une conspiration imaginaire, abracadabrante, fomentée par notre association,(qui) porte gravement atteinte à notre réputation. Elle transgresse les obligations de lucidité, de distanciation, d’impartialité et d’esprit de responsabilité d’un édile. »
Dans son courrier, l’AEST, créée en 1979, indique contribuer « pacifiquement » à une information des habitants et de leurs élus sur les questions environnementales du Sud Touraine. Elle intervient sur des dossiers comme les éoliennes, et avait soutenu le préfet au tribunal administratif d’Orléans contre la firme Volkswind. Elle participe aussi à la réflexion sur la gestion des déchets au sein de la commission de suivi de site de la Coved, à La Baillaudière, à Chanceaux-près-Loches.
Elle qualifie les propos du maire d’« inappropriés », « diffamatoires et méprisants ». Dans cette affaire, c’est, selon elle, le maire qui « crée une situation conflictuelle ».



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Communiqué AEST 
 Pourquoi des éoliennes privées à Bridoré et pourquoi faire ?

Annonce étonnante, dans le bulletin municipal, du lancement d'un projet privé d'usines éoliennes d'électricité porté par la firme Soleil du Midi très proche de la firme allemande ABOWIND qui a déposé un projet jumeau sur Fléré la Rivière.

Pourquoi des financiers et des développeurs industriels choisissent-ils de produire, à titre privé, de l'électricité dans une région qui produit déjà plus d'électricité qu'elle n'en consomme ?
C'est aussi absurde que de prétendre vendre des glaces aux Esquimaux.

Pourquoi avoir ciblé une région peu ventée avec des déventes totales lors des Hautes Pressions d'été et d'hiver ?
La production sera intermittente et aléatoire alors que la consommation doit être assurée de façon stable, invariable.

Comment des élus peuvent-ils décider sans information contradictoire et sans consultation des habitants de leur faire subir des nuisances et des pertes de valeur de leurs biens partout constatées chez les riverains d'aérogénérateurs ?

Comment une municipalité peut-elle faire « cavalier seul » en lançant un projet qui est antagonique avec les choix de développement économique et en particulier touristique de la Communauté de Communes Loches Sud Touraine et sans accord avec les communes voisines qui vont-être « impactées » ?

Comment une municipalité peut-elle aller à contre courant des appréciations des maires frontaliers tant du 36 que du 37 qui dans un courrier collectif au Préfet de Région écrivaient le 6 juin 2014 :

« Élus de la Touraine du Sud, du Boischaut-Nord, de la Brenne, nous nous tournons vers vous pour que nos territoires, dont la richesse naturelle et culturelle est l'un des principaux atouts, ne soient pas sacrifiés à la spéculation éolienne aveugle qui est en train de prendre une ampleur chaque jour plus inquiétante…...nos politiques locales ont toujours consisté à préserver, d'une part, et à mettre en valeur, d'autre part, ces richesses héritées de la nature et des hommes à des fins économiques, comme en témoignent les efforts conduits pour la promotion de la Touraine du sud, autour de Loches, ceux du PNR de Brenne où ceux du Département de l'Indre, « pays des harmonies ».
Nous estimons que ces exceptionnelles richesses et que les efforts conduits jusqu'à maintenant pour les valoriser se trouvent aujourd'hui gravement compromis par l'irruption anarchique d'installations industrielles dont la prégnance et le gigantisme sont totalement incongrus par rapport aux caractéristiques de nos communes rurales. »

Dans une lettre du 5 octobre 2017 que nous avons adressée à toutes les municipalités de notre communauté de communes LST, l'Association Environnementale du Sud Touraine proposait que toutes les communes soient solidaires face aux projets privés éoliens dont elle donnait les réelles motivations:

« Dans toutes les régions de France et dans tous leurs documents publicitaires, les nombreux promoteurs des usines dites aérogénérateurs d'électricité, surjouent leur dévouement au sauvetage de la planète et à la préservation des générations futures en reprenant les discours les plus alarmistes sur le réchauffement climatiques dont ils seraient les remparts désintéressés… hélas cet engagement est datable : 8 juin 2001 après les arrêtés du Secrétaire d'État à l'industrie Christian PIERRET et du secrétaire d'État à l'environnement Yves COCHET qui créent l'effet d'aubaine pour les industriels et financiers allemands et hollandais implantant des usines électriques mues par l'énergie mécanique du vent : les capitaux étrangers récoltent la manne des tarifs subventionnés et lancent le mythe de la pureté du vent donc de leurs usines parées des mêmes vertus.»

Les projets industriels éoliens n'ont pas un but caritatif ou humanitaire. Leur but n'est pas la bienfaisance mais l'opportunité de profiter de « l'effet d'aubaine » du rachat prioritaire de leur électricité et des tarifs subventionnés et autres avantages fiscaux variés : « une poule aux œufs d'euros » dont le surcoût est assumé par les consommateurs.

Comme tous les financiers et vendeurs du monde, les promoteurs ont élaboré un discours commercial qui pare leur marchandise de toutes les vertus :

- l'éolien n'émettrait pas de gaz à effet de serre mais comme il ne produit que lorsqu'il y a un vent adapté, son facteur de charge (rapport entre la puissance nominale installée et la production réelle) ne correspond qu'à 22 % de l'annonce. Il faut donc des centrales thermiques émettrices de CO2 pour compenser l'intermittence.

- l'éolien pourrait remplacer le nucléaire :

la substitution aux centrales nucléaires est une mystification qui surfe sur les angoisses générées par les catastrophes passées = pour équivaloir en puissance installée celle de Chinon-Avoine, il faudrait 7500 aérogénérateurs de 2 MW répartis sur une surface de 18 000 km2 , soit un carré de 45 km de côté : où trouver une telle surface ? Ou encore une ligne d'aérogénérateurs, espacés au minimum de 500 m, d'une longueur de 2500 km ! Comme la production éolienne est intermittente et aléatoire combien faudrait-il construire de centrales à gaz (polluantes) et où les mettre ?

L'alternative reposant sur les éoliennes implique un scénario = nucléaire (pour la production de base) plus les éoliennes (quand il y a un vent adapté) plus les centrales thermiques (pour pallier les intermittences) plus les lignes à Haute Tension diffuses (pour le raccordement au réseau), plus les postes-transformateurs ( de connexion au réseau) = un massacre des paysages.

Le Président de la République a recadré ces fantasmes le 18-12-2017 : « Si je ferme demain une centrale nucléaire, ce n’est pas vrai que l’on peut développer tout de suite du renouvelable »

L'avis de l'Académie des Sciences confirme :

« On peut de ce point de vue noter qu’en Allemagne la croissance de l’offre intermittente d'électricité d’origine renouvelable a nécessité l’ouverture de nouvelles capacités de production thermiques à charbon (13 GW) ainsi que le développement de l’exploitation du lignite conduisant à des émissions accrues de CO2 et surtout de polluants (oxydes d’azote et de soufre à l’origine des pluies acides…)» ( Académie des Sciences française - Avis sur la transition énergétique)

L'opinion publique mieux informée sur la nature spéculative de l'éolien et sur les nuisances tant sur les paysages et l'économie touristique que sur la santé des habitants refuse cette invasion industrielle du cadre de vie. Alors les pro-éoliens élaborent des plans ce communication pour « favoriser l'acceptabilité » :

- le leurre du financement participatif repose sur cette constatation = les habitants acceptent plus facilement les inconvénients et les nuisances quand ils paient = la tactique est de leur promettre qu'ils tireront un profit en investissant pour une partie infime du capital investi et durant seulement 4 ou 5 ans.

- la promesse de « travaux annexes compensatoires » pour la commune complètent la portion congrue des retombées financières. Avec des pertes de revenus et de subventions pour la commune.

L'implantation d'aérogénérateurs de plus en plus gigantesques non seulement provoque la zizanie entre les habitants qui louent leurs terres et ceux qui subissent les nuisances visuelles, auditives, sanitaires ...mais elle entraîne une perte de valeurs des biens reconnue par de nombreux tribunaux mais autre facteur négatif pour le tourisme comme vient de le démontrer l'étude de l'association AHTI de l'Indre qui a interrogé 1280 touristes= si des éoliennes étaient à 2 km de leur hébergement 97 % changeraient de destination et 95 % entre 2 à10 km et encore 72 % entre 10 km et l'horizon. Or les collectivités territoriales ont fait du tourisme une priorité et de nombreux gîtes, hôtels-restaurants en vivent.

Le danger est que l'implantation aboutie d'éoliennes soit suivie, comme partout, d'autres projets avec une augmentation de la taille des machines et des nuisances : les modèles récents dépassent 200 mètres en bout de pale.

L'annonce d'une présentation du projet en mairie le 29 janvier indique que la municipalité fait « cavalier seul » par rapport aux communes voisines qui subiront les nuisances et par rapport aux choix de la Communauté de Communes.

Pour informations complémentaires vous pouvez contacter l'AEST 37

L'Association Environnementale du Sud Touraine 
41 rue de la Varenne 37600 Beaulieu lès Loches 
02 47 59 56 63

Adresse mail aest37@orange.fr le 17 janvier 2018

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Lettre à Mme la Préfète à propos du mail du maire de Bridoré 

Association Environnementale du Sud Touraine (AEST) 
Adresse siège : Hôtel de Ville - 37600 LOCHES
Adresse postale : 41 rue de la Varenne - 37600 BEAULIEU-LÈS-LOCHES
Adresse mail : aest37@orange.fr


A Madame la Préfète d'Indre et Loire

Copie à Monsieur le sous-Préfet de Loches,

Objet : mail de Monsieur le maire de BRIDORÉ à la gendarmerie impliquant l'AEST

Madame la Préfète,

Nous vous informons d'une situation particulièrement grave : la prédiction de « troubles à l'ordre public » et la désignation de notre association comme à l'origine d'une sédition ce 29 janvier sur sa commune.

Voici le courriel, invraisemblable, envoyé par le maire de BRIDORÉ à l'adresse mail de notre association : il s'agit d'un mail adressé à la gendarmerie :

« Bonjour Mon Adjudant,

Pour information et comme promis voici la version numérique de l’article de la Nouvelle République d’hier et le reste des informations que je possède : celle de la société Le Soleil Du Midi Développement, comme les contre vérités ( fichier Word en pièces jointes: ils ne connaissent pas les fichiers PDF, pas plus que le progrès d’ailleurs) propagées par la secte des écologistes intégristes de l’association AEST , de façon à ce que vous puissiez vous faire une idée du contexte.

Je vous remercie de votre attention, des mesures que vous pourrez prendre pour veiller à palier à d’éventuels désordres et intervenir le Lundi 29 janvier 2018 13h00-19h00 lors de possible atteintes à l’ordre public. Je serai moi-même vigilant au bon déroulement de la transmission de l’ information sur notre projet éolien. et ne manquerai pas d’exercer mon pouvoir de police en cas de problèmes. Cette information aura lieu dans la salle de la mairie de Bridoré. Ce courriel est mis en copie à la mairie de Bridoré, à nos partenaires du Soleil du Midi Développement et à l’association AEST gage je l’affirme , d’une grande transparence.

Cordialement,

Christian BARITAUD Maire de Bridoré »


Cette dénonciation d'une conspiration imaginaire, abracadabrante fomentée par notre association porte gravement atteinte à notre réputation. Elle transgresse les obligations de lucidité, de distanciation, d'impartialité et d'esprit de responsabilité d'un édile.

Depuis sa création en 1979, notre association contribue pacifiquement, dans le respect de ses statuts Loi 1901 et dans le respect de la législation de la République, à une information des habitants et de leurs élus sur les questions environnementales du Sud Touraine. Nous contribuons à une opinion publique informée et critique par des dossiers scientifiques et des conférences animées par des intervenants exposant des points de vue différents et parfois contradictoires.

Nous participons depuis des années à la réflexion sur la gestion des déchets au sein de la Commission de Suivi de Site de la Baillaudière. Nous exprimons les critiques que nous jugeons fondées et nécessaires et nous les accompagnons de préconisations adaptées, judicieuses pour l'amélioration des installations et la protection de la santé publique, en particulier pour la protection des riverains contre les nuisances olfactives et chimiques.

Depuis le premier projet éolien en 2004, nous nous informons sur cette technologie industrielle et sur ses nuisances auprès des deux fédérations nationales auxquelles nous adhérons et auprès des associations de défense du patrimoine et de l'environnement ruraux. Nous apportons aux habitants et aux élus des informations scientifiques fiables pour contribuer à une réflexion contradictoire, complète et lucide.

Nous les accompagnons par des documentations fiables dans leur refus des usines éoliennes en milieu rural et nous avons soutenu, en tant qu'intervenant volontaire, Monsieur le Préfet au Tribunal Administratif d'Orléans contre la firme Volkswind.

Comme vous pouvez le constater, nous n'avons jamais été initiateurs de « troubles à l'ordre public » ni porteurs d'une idéologie sectaire : nous agissons en toute transparence dans le cadre de la légalité.

Nos deux dossiers qui font partie des six pièces jointes au mail du maire, ne contiennent, comme d'habitude, que des éléments informatifs et aucun élément séditieux.

Nous considérons que les propos inappropriés du maire de BRIDORÉ sont diffamatoires et méprisants.

Par l'évocation de potentiels « troubles à l'ordre public » et de son « pouvoir de police en cas de problèmes » il crée une situation conflictuelle en désignant notre association pacifique comme un facteur de déstabilisation de la vie communale.

De tels propos outranciers sont alarmants de la part d'un représentant de l'autorité publique.

Sans doute en ciblant et dénigrant notre association, le maire vise-t-il à disqualifier par avance les arguments des habitants de sa commune et des communes voisines elles aussi « impactées », qui refuseraient de sacrifier leur droit à la tranquillité, à la qualité de leur environnement pour le projet privé pour lequel il s'engage avec détermination.

Madame la Préfète, nous tenions à porter à votre connaissance cette attitude en rupture avec la mission d'un maire qui est de protéger les conditions d'un échange démocratique et convivial entre les citoyens, les collectivités territoriales et les associations qui contribuent à l'enrichissement de la société civile.

Nous vous présentons, Madame la Préfète, nos salutations respectueuses.

Pour l'Association Environnementale du Sud Touraine, le 28 janvier 2018.

Michel BERNARD