Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

mercredi 3 janvier 2018

Charente-Maritime : un projet éolien divise les habitants de l’Aunis

http://www.sudouest.fr/2018/01/02/un-projet-eolien-suscite-les-craintes-des-riverains-4078411-1230.php

Un projet éolien suscite les craintes des riverains
Nordex compte implanter dix éoliennes à Ardillières et Ciré-d’Aunis. Des riverains s’y opposent et ont créé l’Association du mieux vivre ensemble (Amevie), présidée par Patrick Torre.

Dix éoliennes pourraient être édifiées à Ciré-d’Aunis et Ardillières par la société Nordex. Des riverains dénoncent la méthode et une opération financière hasardeuse.


Les bourrasques et vents mauvais s’abattent sur la plaine et les marais, du côté de Ciré-d’Aunis et d’Ardillières. Depuis 2014, la société Nordex y mène des études pour développer un projet éolien à cheval sur ces deux communes situées au nord de Rochefort. Dix aérogénérateurs atteignant près de 180 mètres de hauteur – pales comprises – pourraient y être édifiés, dont six dans une zone marécageuse classée Natura 2000.

Sensible, le sujet divise ici comme ailleurs. Des riverains s’y opposent désormais et ont créé en novembre l’Amevie, l’Association du mieux vivre ensemble. Eux dénoncent seulement une partie du projet, soit l’implantation de quatre éoliennes entre les deux bourgs d’Ardillières et de Ciré-d’Aunis. « Nous voulons bien des éoliennes. Mais pas n’importe où et n’importe comment », résume Philippe Régnier, l’un des membres de l’Amevie. Ces riverains évoquent une pollution visuelle, la mort de leurs communes et la dévaluation de leurs biens immobiliers. « Nous craignons aussi pour notre santé », avance Patrick Torre, le président de cette association.

« Concertation volontaire »

Nordex démine pourtant le terrain depuis des années et insiste sur sa « démarche de concertation » avec la population locale. Plusieurs réunions avec les riverains ont été organisées ces derniers mois avec le renfort d’une société de conseil. Termes employés : « concertation volontaire », « co-construction », « communication ». « C’est bidon ! Ils nous font croire que notre avis compte, mais tout est ficelé d’avance », dénonce Patrick Torre. « En matière de concertation, c’est un projet assez exemplaire », assure pourtant Paul Duvernoy, responsable du développement de l’ouest de la France chez Nordex.

La société rappelle que les élus locaux ont été rencontrés dès 2014, puis les propriétaires et exploitants des terrains convoités. Des promesses de bail ont depuis été paraphées, le préalable à tout projet. S’il doit aboutir, des baux emphytéotiques de 41 ans seront signés. Assez pour autoriser l’exploitation de deux éoliennes successives – la durée de vie d’un aérogénérateur est actuellement de 20 ans. Le démantèlement des vieilles éoliennes est justement l’un des angles d’attaque des opposants à l’éolien. Depuis 2011, un décret oblige les exploitants à mettre de côté une garantie financière de 50 000 euros par éolienne. « Insuffisant ! », rétorque l’Amevie qui dénonce aussi la fragilité financière des sociétés spécialisées dans l’éolien. « Cette garantie paraît raisonnable, assure Paul Duvernoy. Il faut prendre en compte la valorisation des matériaux comme le cuivre ou l’aluminium. Et il n’y a jamais eu de défaillance d’une entreprise en France. »

Manne financière

Nordex devrait déposer, cette année, une demande d’autorisation en préfecture avant l’ouverture d’une enquête publique. Le projet validé et purgé de tous recours pourra alors être vendu clé en main à un exploitant comme Engie ou EDF, Nordex assumant simplement la maintenance de ses éoliennes. À la clé pour les élus locaux – majoritairement favorables à ce projet et les propriétaires des terrains : une manne financière de plusieurs milliers d’euros par an. « Tout ça n’est que du business. Des gens vont s’enrichir, d’autres s’appauvrir », persifle Patrick Torre.

L’éolien en chiffres

Depuis mars 2016, 19 dossiers ont été déposés pour instruction à la préfecture de la Charente-Maritime. Dans le département, 12 parcs éoliens (69 mâts essentiellement construits aux alentours de Saint-Jean-d’Angély) délivrent actuellement une puissance théorique de 136 MW. Huit autres parcs de 156 MW ont également été autorisés. Cinq ont été refusés.


Autre article
:

Charente-Maritime : Ciré-d'Aunis: un projet d'éoliennes suscite une levée de boucliers de la part des riverains (16/01/2018)
https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/charente-maritime/la-rochelle/cire-aunis-projet-eoliennes-suscite-levee-boucliers-part-riverains-1402271.html
Un nouveau projet de parc éolien est à l'étude en Charente-Maritime. Situé entre les communes de Ciré-d'Aunis et d'Ardillières, ce parc suscite déjà l'inquiétude de certains riverains.
C'est un sujet de discorde dans la plaine d'Aunis. Dix éoliennes pourraient être installées entre Ciré-d'Aunis et Ardillières. La société Nordex est en train de plancher sur le dossier.
Dans les cartons, des aérogénérateurs de près de 180 mètres de hauteur. De quoi déclencher une hostilité de la part de certains riverains.
En novembre, ils se sont rassemblés au sein d'une association baptisée Amevie.
Les opposants redoutent la proximité avec les maisons des communes, ils évoquent aussi une pollution visuelle et la dévaluation de leurs biens immobiliers.
Les riverains s'inquiètent aussi sur les éventuelles conséquences sur la santé. Ils ont d'ailleurs adressé un appel à l'assemblée nationale dans lequel ils demandent des lois pour réguler le marché de l'éolien en France.
"Protégez les riverains désemparés devant la conquête sauvage des territoires. Contrairement à l'Allemagne et l'Angleterre, la France est la seule à encourager des éolienne à 500 m des maisons, l'association du mieux vivre ensemble (Amevie)"
Nordex devrait bientôt déposer une demande d'autorisation à la préfecture.
En Charente-Maritime, il y a déjà douze parcs éoliens.

Reportage d'Eric Vallet, Marc Millet et Xavier Demester