Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

dimanche 28 janvier 2018

Belgique : Brabant wallon Est : pas d’éoliennes sur la Plaine de Boneffe !

http://www.dhnet.be/regions/brabant/brabant-wallon-est-pas-d-eoliennes-sur-la-plaine-de-boneffe-5a6a4541cd7083db8bc41a01

Le 4e recours introduit par les défenseurs annule l’octroi du permis à ENECO.

On a le sourire du côté des défenseurs de la Plaine de Boneffe. En effet, pour la 4e fois (un record pour les recours sur les permis éoliens en Belgique) en 10 ans, le Conseil d’État vient de dire non aux éoliennes dans la Plaine de Boneffe.


L’arrêt du 15 janvier 2018 donne ainsi raison aux institutions qui ont introduit un recours en mai 2017, à savoir la commune de Ramillies mais aussi Plaine de vie ainsi que Natagora. Le permis octroyé par le ministre Di Antonio à la filiale belge de la société hollandaise ENECO d’implanter 9 mâts éoliens ne passera donc pas.


Le Conseil d’État a retenu plusieurs argumentations présentées par les opposants et a donc cassé le permis après avoir estimé que le ministre Di Antonio l’a délivré sans tenir compte des avis émis par les instances officielles qui l’ont pourtant mis en garde de nombreuses fois face à l’impact significatif et non compensable sur plusieurs espèces d’oiseaux.


Le ministre Di Antonio pouvait s’écarter des avis de ces instances officielles et spécialisées mais il devait alors justifier les éléments qui lui permettaient de contourner ces recommandations. Et c’est là que le bât a blessé : les justifications apportées par le ministre ont été jugées irrecevables par le Conseil d’État.


Du côté de Plaine de vie, on se félicite de ce positionnement du Conseil d’État. "Nous sommes convaincus que la défense de la Plaine de Boneffe est méritée. Nos quatre combats juridiques le prouvent : ils n’ont pas été vains et nous espérons qu’enfin, un peu de lucidité va gagner les décideurs politiques de ce dossier."


Pour Plaine de vie, défendre la Plaine de Boneffe, c’est défendre l’environnement, c’est défendre l’écologie. "Nous en sommes convaincus. Lorsque plusieurs instances officielles, reconnues et spécialisées, subsidiées par le gouvernement wallon, sont unanimes pour implorer le ministre de préserver la Plaine de Boneffe en tant que zone environnementale hautement sensible et ce malgré les enjeux admis par tous en matière d’énergie renouvelable, il faut que le ministre admette que ces avis sont fondés et que les recommandations des spécialistes environnementaux doivent être appliquées."


Sur le site Plaine de vie, après l’annonce de la décision du Conseil d’État ce jeudi matin, on pouvait lire, en conclusion, cette citation qui résume l’état d’esprit dans lequel le collectif bataille depuis une décennie : "Il y a 150 ans déjà, Jean- Napoléon Vernier disait : ‘ La nature est un beau livre, ouvert aux regards de tout le monde; malheureusement, il en est peu qui le lisent et encore moins qui le comprennent .’"


ENECO va-t-il introduire une nouvelle demande pour un nouveau permis avec la nécessité dès lors de recommencer la procédure à zéro donc, avec une nouvelle étude d’incidences, une nouvelle enquête publique et un nouveau dossier de demande de permis ? "Seul l’avenir nous le dira…"


Autres articles : 

➽ Le vent a tourné en faveur de la plaine de Boneffe (27/01/2018)
http://www.dhnet.be/regions/namur-luxembourg/le-vent-a-tourne-en-faveur-de-la-plaine-de-boneffe-5a6b4e72cd7083db8bc7a171
Le Conseil d’État casse le permis pour la construction de 9 éoliennes
C’est avec une joie non feinte que Fabienne Nicolas, porte-parole du collectif citoyen Plaine de Vie l’a annoncé : "Par l’arrêt du 15 janvier 2018, le Conseil d’État (CE) vient de casser le permis accordé suite au recours, en 2017, du collectif Plaine de Vie et Natagora ainsi que de la commune de Ramillies."
C’est la quatrième fois que le CE tranche en faveur des défenseurs de la biodiversité de la plaine de Boneffe. Depuis 2008 ils se battent contre ce projet éolien qui de 17 mâts au départ avait été ramené à 9. Natagora, favorable aux énergies renouvelables (y compris l’éolien), s’y oppose parce qu’il estime que les dommages attendus sur la biodiversité ne sont pas compensables : plus de 168 espèces y ont été observées dont certaines sont rares et protégées.
La décision du CE se base sur l’absence de motivation valable du ministre de s’écarter des avis d’instances officielles. En effet, le DNF, le CWEDD (Conseil wallon de l’Environnement pour le Développement durable) et le DEMNA (Département de l’Étude du milieu naturel et agricole) ont toujours plaidé pour que la plaine de Boneffe, reconnue comme site majeur en région wallonne, soit préservée pour son haut intérêt ornithologique lié à la présence, au passage ou à la nidification d’espèces appartenant à la liste rouge 2010 des oiseaux menacés en Wallonie (busards cendrés et busards des roseaux) ou faisant l’objet d’un plan de conservation à l’échelle européenne : vanneau huppé ou espèces d’intérêt communautaire (busard cendré, busard des roseaux, pluvier doré, pluvier Guignard).
Malgré ces avis le ministre a accordé le permis et, n’attendant pas la décision du CE, la société Eneco avait installé ses quartiers depuis quelques mois sur le site sur 2 des 9 aires de montage. Va-t-elle introduire un nouveau dossier avec le risque d’un cinquième recours au CE ou se rendre à l’évidence ?
Le PDV collectif tient à rappeler : "Nous ne sommes pas contre l’éolien a priori, mais notre opinion s’est forgée à force de recherches bien documentées et pondérées."



➽ ÉGHEZÉE - Éoliennes de Boneffe : le quatrième non (27/01/2018)
http://www.lavenir.net/cnt/dmf20180126_01116645/eoliennes-de-boneffe-le-quatrieme-non
Pour la 4e fois, le conseil d’État a cassé le permis délivré par le ministre pour les neuf éoliennes sur la plaine de Boneffe. La société Eneco va-t-elle persévérer?
Le Conseil d’État fait preuve d’une certaine cohérence. L’instance administrative persiste et signe et rend finalement le même arrêt que celui de septembre 2016: le permis délivré par le ministre Carlo Di Antonio, au début de l’été dernier, est finalement cassé.
Pour rappel, le promoteur éolien Eneco ferraille depuis près de dix ans pour implanter un parc éolien dans cette vaste plaine, au croisement des communes d’Éghezée, Ramillies et Orp-Jauche.
Initialement, Eneco voulait construire dix-sept éoliennes dans ce coin de Hesbaye au potentiel venteux plus que prometteur.
Mais les vents ont rapidement soufflé dans un sens contraire.
Un collectif de riverains s’est structuré et, durant cette décennie, «Plaine de Vie» n’a jamais manqué de souffle. Avec quelques victoires à la clé dont celle obtenue, il y a quelques jours, devant le Conseil d’État.
Les riverains mais aussi Natagora et la Commune de Ramillies s’étaient opposés à la décision prise par le ministre, fin juin 2017.
Du côté des naturalistes, on met en garde depuis quelques années des risques encourus par les populations d’oiseaux migrateurs qui transitent par cette plaine, en cas d’érection des éoliennes.
Parmi les riverains, beaucoup dénonçaient l’impact très négatif que produiraient ces neuf nouveaux et hauts moulins (150 mètres, pale comprise) si le projet état réalisé.
Mais visiblement, dans son arrêt, le Conseil d’État se fait aussi très critique quant à la manière dont le ministre a motivé et étayé sa décision. Plusieurs organes officiels consultés (DNF, CWEDD…) avaient remis un avis négatif ou formulé des observations. Et ces arguments auraient été balayés avec trop de légèreté par l’autorité wallonne.
Quid désormais du projet éolien de la plaine de Boneffe? Eneco va-t-elle déposer les armes?
Qui se chargera de la remise en état du site où des aménagements conséquents ont déjà été réalisés? Le feuilleton est en cours depuis dix ans. D’autres nouveaux épisodes ne sont pas à exclure.