Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

mardi 12 décembre 2017

"Non aux éoliennes !" dans le Var


https://www.lci.fr/societe/non-aux-eoliennes-dans-le-var-2073182.html

JT 13H - L'installation d'éoliennes suscite de nombreuses polémiques dans le Var.


Dans le Var, plusieurs villages se mobilisent contre un projet d'installation d'une vingtaine d'éoliennes devant la célèbre montagne Sainte-Victoire, à Ollières. Les habitants veulent empêcher la création d'un parc éolien au creux de ce site naturel protégé Natura 2000. Selon eux, la valeur foncière risque de s'écrouler si on y rajoute des "éléments industriels".

Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 13h du 12/12/2017 présenté par Jean-Pierre Pernaut sur TF1. Vous retrouverez au programme du JT de 13h du 12 décembre 2017 des reportages sur l’actualité politique économique, internationale et culturelle, des analyses et rebonds sur les principaux thèmes du jour, des sujets en régions ainsi que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quotidien des Français.

Voir vidéo en ligne 

Presse

13/12/17 : Var : Notre souhait est d'en faire
Solliès-Toucas Le projet éolien de Baumes-des-Lumes sera déposé en préfecture avant Noël. Entre récentes modifications et hiatus avec le Parc de la Sainte-Baume, on fait le point avec le porteur de projet, La Compagnie du Vent
Après deux ans d'études, La Compagnie du Vent (1), porteur du projet éolien de Baumes-des-Lumes dans le massif de Siou Blanc, s'apprête à déposer son dossier. Avant la fin de l'année, il sera sur le bureau de la DREAL Paca (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) qui l'instruira pour le compte de la préfecture du Var.
Dominique Moniot, directeur du développement éolien à La Compagnie du Vent, dresse l'état des lieux de ce dossier qui fait grincer quelques dents localement, en l'occurence celles de l'association Objectif PNR (Var-matin du 16 octobre).

http://www.varmatin.com/environnement/notre-souhait-est-d-en-faire-191996

12/12/17 : Var : Le projet éolien de Solliès-Toucas sera déposé avant Noël
Après deux ans d’études, La Compagnie du Vent (groupe Engie), porteur du projet éolien de Baumes-des-Lumes dans le massif de Siou Blanc (Solliès-Toucas), s’apprête à déposer son dossier.
Avant la fin de l’année, il sera sur le bureau de la DREAL Paca (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) qui l’instruira pour le compte de la préfecture du Var.
Afin de limiter l'impact visuel depuis Belgentier, la seule commune de la vallée du Gapeau à être en covisibilité, le projet a été ramené de 10 à 7 éoliennes.

http://www.varmatin.com/environnement/le-projet-eolien-de-sollies-toucas-sera-depose-avant-noel-191912

02/12/17 : Var : Sainte-Victoire : une motion pour chasser les éoliennes du paysage

Dans le champ visuel de Sainte-Victioire, le projet de parc éolien à Artigues et Ollières (Var) fait débat
Le projet porté par la société Provencialis pour implanter 22 éoliennes de 125 mètres de hauteur sur les crêtes varoises d'Artigues et Ollières, à proximité du Grand Site Sainte-Victoire, fait réagir. Mercredi soir, les élus du Territoire du pays d'Aix ont adopté une motion contre ce projet qui ressort après dix années de procédures judiciaires.
Quant aux associations environnementales, elles ont aussi leur mot à dire. Si le Conservatoire d'espaces naturels (CEN) Paca, le Groupe chiroptères de Provence (GPC) et la Ligue de protection des oiseaux (LPO) Paca ont donné, à l'automne 2016, un avis de principe favorable pour siéger dans le futur fonds de dotation chargé de mettre en oeuvre les mesures compensatoires liées à la destruction d'espèces protégées, cet accord n'équivaut pas à un blanc-seing.
Les associations n'ont jamais dit soutenir le projet éolien et ont subordonné leur participation au comité de pilotage à plusieurs conditions : "Toutes les autorisations administratives relatives au projet devront être obtenues au préalable, avait prévenu le CEN Paca dans un courrier adressé à Provencialis en octobre 2016. Les demandes d'autorisation et de dérogation préalables à la réalisation du projet devront recueillir un avis favorable de la part des autorités administratives et scientifiques."
"C'est tout simplement la loi !"
Or, à ce jour, souligne le conservatoire d'espaces naturels, "aucune procédure n'a été validée". Mais surtout, alerte Marc Beauchain, administrateur au CEN Paca, "la société n'a effectué aucune demande réglementaire de dérogation pour destruction d'espèces. C'est anormal dans la mesure où il est avéré par les experts scientifiques qu'il y a atteinte à diverses espèces." Citons par exemple le criquet hérisson, l'aigle de Bonelli ou encore les chauves-souris. Pas de demande déposée, pas de dérogation accordée, donc pas de mesures compensatoires à mettre en place. Alors, à quoi bon un comité de pilotage ? "Ce comité n'aurait en effet d'intérêt que s'il permettait un suivi des mesures compensatoires, lesquelles doivent faire suite à une démarche réglementaire, insiste Marc Beauchain. Elles doivent être définies et validées par le CNPN (conseil national de protection de la nature, ndlr), et non pas au bon gré de la société." "C'est tout simplement la loi !", résume Emmanuel Cosson, directeur du GCP qui tire la sonnette d'alarme sur l'impact d'un tel projet éolien sur la mortalité des chiroptères. "Les études sont incomplètes, ajoute-t-il. On attend aujourd'hui les études définitives".
Réponse la semaine prochaine
De son côté, la LPO Paca rappelle que "le secteur d'Artigues-Ollières est un réservoir de biodiversité reconnu, avec la présence de 123 espèces d'oiseaux et 9 espèces de chiroptères. Cette zone est également marquée par la présence d'un couloir migratoire pour les oiseaux." Si l'association reconnaît que les mesures proposées par la société Provencialis sont "novatrices et positives avec la mise en place d'une détection vidéo allant de pair avec un système de blocage des pales lors des passages d'animaux", elle dit s'interroger sur les effets préjudiciables du projet. À savoir : "un dérangement de la faune résidente lors de la phase de travaux de défrichement, un fractionnement de l'espace naturel supplémentaire dû à un effet cumulatif des projets en cours ou réalisés, entraînant une artificialisation notable des espaces naturels dans un rayon proche de 15 kilomètres."
La LPO se réunira la semaine prochaine pour prendre une décision officielle sur ce projet varois. Projet que Provencialis veut "le plus transparent et exemplaire possible" mais qui, rappelons-le, a fait l'objet d'un avis réservé de la part de l'Autorité environnementale, la Dreal, dans le cadre de l'enquête publique relative à l'autorisation de défrichement. Celle-ci est toujours en cours d'instruction à la préfecture du Var.
http://www.laprovence.com/article/ecoplanete/4734434/sainte-victoire-une-motion-pour-chasser-les-eoliennes-du-paysage.html

01/12/17 : Var - 
Avis de tempête sur les éoliennes dans le pays d'Aix
Une motion a été proposée mercredi en conseil de territoire contre l’implantation d’un parc éolien sur les communes d’Artigues et Ollières, dans le Var. La présidente du territoire du Pays d’Aix, Maryse Joissains, redoute la dénaturation du massif Ste-Victoire.
Les éoliennes, oui. Mais les éoliennes sur la Sainte-Victoire, non. Voilà en substance, le contenu de la motion que la présidente du territoire du Pays d’Aix, Maryse Joissains, a soumise mercredi soir aux élus à l’occasion du conseil de territoire du Pays d’Aix à Saint-Cannat. Il aura suffi d’une série d’articles de presse sortis la semaine dernière pour provoquer la fureur de l’édile aixoise : enterré depuis dix ans, le projet d’implantation d’un parc éolien sur les communes d’Artigues et Ollières (Var) ressurgit et avec lui, l’éventualité de voir pousser 22 éoliennes de 125 mètres de haut au pied de la Sainte-Victoire.
La société Provencialis est à l’origine de la réactivation du dossier, fermé jusqu’en 2015 suite à l’attaque du permis de construire par diverses associations. Récemment, une demande d’autorisation d’occuper une parcelle de 25 hectares a été déposée auprès de la préfecture du Var. « Nous ne sommes pas directement concernés » note Lucien-Alexandre Castronovo (conseiller d’opposition aixois), qui soulève aussi le « besoin d’énergie » d’une région déficitaire.
« La Sainte-Victoire doit être respectée »
Guy Albert, maire de Jouques, avance un autre argument : « Beaucoup de petites communes du Haut-Var n’ont plus de moyens financiers et pourraient sortir la tête de l’eau grâce à ces petits revenus. Peut-être est-ce une solution pour simplement vivre ? » se hasarde-t-il, précisant soutenir la motion. Olivier Frégeac, s’il se dit lui aussi « solidaire des prises de position des élus du Pays d’Aix », affiche quelques réserves. A la tête du Grand Site Sainte-Victoire, le maire de Peyrolles souligne: « je veille à ce que les paysages ne soient pas entachés par ce type d’équipement et ce parc se situera en dehors du périmètre du Grand Site ».
Pour Maryse Joissains, « la Sainte-Victoire est un site remarquable, et même plus que ça : un symbole. Elle doit être respectée et protégée. Il faut arrêter ce processus car on sait quand ça commence, pas quand ça se termine ! Et il n’est pas acceptable que cette décision ait été prise sur un seul territoire alors que nous sommes aussi concernés ».
Un discours immédiatement soutenu par le maire d’Eguilles, Robert Dagorne qui, se disant « un peu écologiste sur les bords », précise : « Sous chaque éolienne, vous aurez un socle de béton à l’emprise impressionnante. Ils vont nous pourrir la nature ! »
« A nous de défendre ce site » conclut Maryse Joissains, qui évoque aussi les conséquences du parc éolien sur les écosystèmes et l’avis réservé de la DREAL sur l’étude d’impact commandée par Provencialis. La motion contre ce projet d’implantation a frôlé l’unanimité (trois abstentions des élus d’opposition aixois).

http://m.lamarseillaise.fr/bouches-du-rhone/developpement-durable/65566-avis-de-tempete-sur-les-eoliennes-dans-le-pays-d-aix

26/11/17 : Var : 22 éoliennes au pied de la St Victoire
C'est un dossier vieux de 10 ans : un projet de 22 éoliennes sur les communes d'Artigues et Ollières dans le Var, près du Grand site Sainte Victoire. La société Provencialis vient de réactiver le dossier. Une demande d'autorisation de défrichement de 25 hectares a été déposée.
Cela fait maintenant dix ans que Charles Rouy, se bat contre l'implantation de ces éoliennes de 125 m de haut. Il est viticulteur, propriétaire du château d'Ollières et président de l'association de défense du cadre de vie de Sainte victoire. Dix ans de procédures devant les tribunaux pour ne pas dénaturer ce paysage emblématique de la Provence.
Un impact sur l'environnement et le paysage
Pour Charles Rouy, le président de l'association de défense du cadre de vie de Sainte victoire, l'impact environnemental sera énorme et aura des répercussions sur la faune : "Cet endroit est un endroit sauvage, un vrai poumon, un endroit préservé, un vrai désert avec biodiversité extrêmement riche avec différentes études d'impacts, des paysages immenses avec peu d'habitations mais vrai poumon vert donc venir défigurer ce paysage est une aberration". La société Provencialis vient de réactiver le dossier en déposant auprès de la préfecture du Var, une demande d'autorisation de défrichement de 25 hectares. Le parc éolien devrait se trouver sur une zone Natura 2000. C'est donc un coup dur pour cette association de défense du cadre de vie de Sainte Victoire.
Coup de gueule de la maire d'Aix-en-Provence
En apprenant la nouvelle, la Maire d'Aix, Maryse Joissans Masini a poussé un coup de gueule. Elle ne veut pas d'un parc éolien au pied de Sainte Victoire. Dans un communiqué, elle annonce faire présenter au Conseil de territoire du Pays d’Aix de ce mercredi 29 novembre une motion s’opposant à ce projet, qui, affirme-t-elle, "dénature l’un des paysages les plus emblématiques de la Provence". Un texte similaire sera également présenté le mercredi 13 décembre au Conseil Municipal d'Aix-en-Provence.

https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/22-eoliennes-au-pied-de-la-st-victoire-1511720607

22/11/17 : Var : NATURE : le très « controversé » projet de 22 éoliennes implantées dans le massif de la Sainte-Victoire va bien être examiné sous peu en préfecture
Le projet d’implantation d’un parc éolien de 22 aérogénérateurs de 125 m de haut, produisant 66 MW éoliennes massives dans le massif de la sainte-victoire sur les communes d’Artigues et Ollières qui avait refait surface en septembre dernier juste après la trêve hivernale chez quelques hautes autorités nationales parisiennes, avait ensuite connut « quelques fuites » régionales à la fin octobre dernier…
… Selon nos informateurs, la nouvelle gouvernance nationale vient de déléguer au seul préfet du Var (et sans que le préfet de région ne soit pas très loin de toute évidence) sous peu, le pouvoir de valider, ou non, l’autorisation d’exploitation du dit-parc. Une exploitation réelle du site est prévue début 2019 après qu’une autorisation de défrichement ait été déposée à la préfecture du Var le 16 février 2017 par la société Provencialis à l’initiative du projet vieux de 10 ans et que tout le monde pensait abandonné (…tu parles !).
Ce terrain est déjà « sous traitement » pour un total de 2 554 hectares sur 8 parcelles classées « NDe » (zone à caractère naturel, réservée à l’implantation d’un projet éolien).
Dernièrement un conseil municipal d’une commune varoise a viré au pugilat à ce sujet. Rappelons que depuis 2005 et le grenelle de l’environnement une loi imposait que d’ici 2020 chaque région se devait de produire 23% d’énergie renouvelable, une chance que n’ont pas hésité à saisir à l’époque quelques hommes d’affaires, se lançant dans l’achat ou la location de nombreuses étendues de forets dans le Var, les Bouches du Rhône, le Vaucluse notamment… avec parfois « l’aide » de plusieurs élus locaux. Aujourd’hui après Sarkozy, Hollande et désormais avec Macron, même si la loi a changé avec la COP21 les emprises du début des années 2000 sur les sols provençaux demeurent…et certains veulent « faire du business », coûte que coûte… telle est la problématique de 2017, qui aura raison ?
… la réponse et la jurisprudence restent au préfet du Var donc. Pour l’ensemble des chantiers en cours et pas que pour la sainte-victoire, nous connaissons pas moins de 20 projets d’installations de ce type en Provence.
Selon plusieurs associations de défense des riverains contre ce projet la hiérarchie chronologique des actes successifs du projet concernant la Sainte Victoire sont :
un dossier vieux de dix ans :
– 15 octobre 2007. Autorisation préfectorale de défrichement.
– 25 janvier 2008. Délivrance des permis de construire.
Arrêté du 31 mars 2009 autorisant la SAS Provencialis à exploiter une installation de production d’électricité
– 20 décembre 2010. Annulation des permis par le TA de Toulon (au motif principal de pollution visuelle, car les mâts de 125 m de haut sont visibles depuis la basilique de Saint-Maximin et la montagne Sainte-Victoire).
– 31 juillet 2014. La cour administrative d’appel de Marseille annule la décision du TA de Toulon.
– 9 avril 2015. Le Conseil d’État confirme la conformité des permis de construire. Les six permis de construire sont ainsi de nouveau valides depuis le 31 juillet 2014 pour une durée de trois ans. Ils ont ensuite été reconduits par les communes d’Artigues et Ollières.
– 16 février 2017. L’entreprise Provencialis dépose une nouvelle demande d’autorisation de défrichement, celle délivrée en décembre 2007 étant devenue caduque en 2015. – 20 octobre 2017. Fin de l’« Avis de participation du public par voie électronique », lancé sur le site de la préfecture du Var le 20 septembre précédent, au sujet de la nouvelle autorisation de défrichement.

http://www.pacainfoeco.com/index.php/2017/11/22/nature-tres-controverse-projet-de-22-eoliennes-implantees-massif-de-sainte-victoire-va-bien-etre-examine-prefecture/

22/11/17 : Var : Joissains ne veut pas d'éoliennes au pied de Sainte-Victoire
A la suite de l’annonce dans la presse d’un projet de parc éolien à l’est du massif de Sainte-Victoire, prévoyant l'implantation de 22 éoliennes de 125 mètres de haut sur les communes d’Artigues et d’Ollières, Maryse Joissains Masini, maire d’Aix, président du Conseil de territoire du Pays d’Aix, réagit pour faire connaître son désaccord. Dans un communiqué, elle annonce faire présenter au Conseil de territoire du Pays d’Aix du mercredi 29 novembre une motion s’opposant à ce projet, qui, affirme-t-elle, "dénature l’un des paysages les plus emblématiques de la Provence". Un texte similaire sera également présenté le mercredi 13 décembre au Conseil Municipal d'Aix-en-Provence.
http://www.maritima.info/depeches/politique/aix-en-provence/50881/joissains-ne-veut-pas-d-eoliennes-au-pied-de-sainte-victoire.html

22/11/17 : Var : Sainte-Victoire : des éoliennes dans le panorama ?
Un projet de 22 éoliennes sur les communes d'Artigues et Ollières, dans le Var, ressurgit après dix ans de procédures devant les tribunaux
C'est un projet vieux de dix ans, dont on n'entend guère parler dans les Bouches-du-Rhône. Et pourtant, de l'autre côté de la frontière départementale, à 11 kilomètres à peine du Pic des Mouches, plus haut sommet de la montagne Sainte-Victoire, un parc éolien pourrait voir le jour. Le projet porté par la société Provencialis, filiale d'Éco Delta, prévoit d'implanter 22 éoliennes de 125 mètres de haut, pales comprises, sur les communes d'Artigues (au Colle Pelade) et d'Ollières (sur les crêtes Carraire Est et Carraire Ouest). Dès 2008, un vent de contestation avait poussé des associations à attaquer le permis de construire, jusque devant le Conseil d'État. Mais en 2015, la plus haute juridiction administrative a tranché en déboutant les opposants, considérant notamment que le projet n'avait pas d'impact significatif sur la perception du massif Sainte-Victoire.
Aujourd'hui, deux ans plus tard, la société Provencialis vient de réactiver le dossier en déposant auprès de la préfecture du Var, une demande d'autorisation de défrichement de 25 hectares, la précédente étant depuis devenue caduque. Un coup dur pour les opposants. "Le projet revient comme il est arrivé : en souterrain", déplore Charles Rouy, viticulteur, propriétaire du château d'Ollières et président de l'association de Défense du cadre de vie Sainte-Victoire (Decavi), qui poursuit le combat de son père décédé depuis, épaulé par son épouse Camille. "Ce projet va défigurer un site extraordinaire, un désert au coeur de la Provence, aride, pelé mais magique ! Et tout ça pour de purs intérêts financiers. Il n'y a aucun intérêt écologique, seulement un intérêt économique", affirme Charles Rouy qui insiste : "Il y aura un réel impact paysager et environnemental. C'est un site avec des écosystèmes extraordinaires. Et puis ces éoliennes seront dans le champ visuel de l'abbaye de Saint-Maximin et de la Sainte-Victoire."
Avis réservé de la Dreal
Des arguments que développe également Gilles Cheylan, ex-directeur du Museum d'histoire naturelle d'Aix et aujourd'hui président du Conseil scientifique régional du patrimoine naturel, qui a adressé à titre personnel un avis au commissaire-enquêteur, avant la fin de l'enquête publique, le 20 octobre. "Bien que les communes d'Artigues et d'Ollières soient situées hors du périmètre du Grand Site Sainte-Victoire, l'impact paysager et écologique sera non négligeable pour le massif", dit-il. Impact visuel "considérable", au regard de la hauteur des éoliennes, impact environnemental "majeur" car le projet, écrit le scientifique, "porte atteinte à un habitat naturel fortement menacé en Provence, qui abrite de nombreuses espèces rares, voire endémiques". Selon Gilles Cheylan, le dossier de la société Provencialis présente plusieurs points faibles : "On est en mesure de se demander si les impacts ont bien été évalués, explique-t-il. Si ces impacts sont faibles, les mesures compensatoires sont alors trop réduites. Enfin, le pétitionnaire doit avoir l'autorisation de détruire des espèces protégées. Ces demandes dérogatoires doivent être introduites auprès du préfet, or cela n'a pas été fait, sauf pour le criquet hérisson."
De son côté, la Dreal, l'Autorité environnementale saisie dans le cadre de la procédure de demande de défrichement, a émis un avis, consultatif, réservé sur l'étude d'impact fournie par la société Provencialis. Elle pointe de nombreuses "imprécisions", "omissions" et "incohérences""Les insuffisances qui subsistent sur certains sujets ne permettent pas de rendre pleinement compte des impacts du projetNous avons pris en compte l'avis de la Dreal, Nous réalisons des études complémentaires que nous remettrons aux services de l'État.
Au préfet, ensuite, d'autoriser, ou non, ce projet éolien.
"C’est un projet important pour la région déficitaire en énergie"
La société Provencialis, filiale d’Eco Delta, entreprise spécialisée dans le développement de projets éoliens, est toujours dans l’attente de l’autorisation de défrichement en vue de la construction de son parc de 22 éoliennes sur Artigues et Ollières. Pour répondre aux remarques de la Dreal, qui a émis un avis réservé, "nous réalisons des études complémentaires que nous allons remettre aux services de l’Etat", affirme Andréa Jouven. "Notre volonté, poursuit la présidente d’Eco Delta, est d’avoir un projet le plus transparent et exemplaire possible." Réfutant agir "en catimini", Andréa Jouven insiste : "Toutes les décisions administratives ont été publiques. Tout a été fait dans les règles de l’art, tout a été publié comme il se doit."
La société met par ailleurs en avant le soutien qu’elle reçoit de plusieurs associations environnementales : CEN Paca, LPO Paca et GCP. Des structures qui devraient intégrer le comité de pilotage que Provencialis a décidé de créer "une fois que nous aurons toutes les autorisations nécessaires", pour assurer le suivi du projet et diriger la mise en œuvre des mesures de traitement et de compensation de l’impact environnemental.
Quant au lieu d’implantation choisi pour le projet, Provencialis vante les atouts du site : une grande étendue, loin des habitations, proche d’une ligne haute tension sous-utilisée à ce jour, proche d’une ligne RTE. "Ce projet de parc éolien est important pour la région, déficitaire en énergie, appuie Andréa Jouven. C’est un projet d’avenir pour les générations futures."
http://www.laprovence.com/article/societe/4719432/sainte-victoire-des-eoliennes-dans-le-panorama.html

13/11/17 : Var : Servitudes éoliennes au coeur du débat entre élus
Le débat autour des servitudes éoliennes s'est révélé très mouvementé à l'occasion du dernier conseil municipal.
Le débat autour des servitudes éoliennes s'est révélé très mouvementé à l'occasion du dernier conseil municipal. Julien Dridi, adjoint en charge de l'Environnement, a exposé que « pour réaliser son projet éolien, la société Provencialis - a
vec laquelle un bail emphytéotique a été signé pour cette réalisation le 15 juin 2017 - a informé la commune de la nécessité de lui accorder des droits d'accès supplémentaires pour cette réalisation ».
Basé au départ sur la forme du libellé de la délibération qui prend en compte d'autres fonds dominants (Ollières, Artigues), le débat tumultueux avec Nicolas Brémond (opposition) s'est installé progressivement.
CINQ VOTES "CONTRE"
Le maire, Yves Mancer, devait alors fermement préciser que « ce soir, nous délibérons uniquement pour l'accès aux deux éoliennes pour lesquelles il n'y a pas encore de passage », avant de procéder au vote (5 contre).
L'unanimité s'est faite autour de la perte de compétences (obligatoires et optionnelles) de la commune au profit de Provence Verdon, le renouvellement de convention avec un agriculteur pour la récolte de thym, la mise en place de fonds de concours pour travaux par la communauté de communes, l'acceptation d'une demande de versement d'aide de 20 000 e après signature du contrat DSP gestion des crèches, pour les primes de fin d'année de leurs salariés, et la participation financière des familles pour le séjour au ski de 40 enfants.

07/11/17 : Le projet éolien ressort des cartons dans le Haut-Var
Après quatre années de pétole, le projet d’implantation de 22 éoliennes sur des terrains situés sur ces communes d’Artigues et Ollières semble avoir retrouvé un vent porteur.
En réalité, l’entreprise qui le porte l’a discrètement réactivé et est aujourd’hui prête à lancer les travaux, pour une exploitation prévue début 2019.
Une autorisation de défrichement, déposée à la préfecture du Var le 16 février, est en passe d’être accordée à la société Provencialis, porteuse du projet.

Un étonnement pour certains, notamment les anciens opposants, qui pensaient avoir définitivement partie gagnée et ne sont, cette fois, pas préparés…
Une satisfaction pour d’autres, notamment les élus locaux, qui espèrent que, cette fois, aucun obstacle administratif ou environnemental ne se dressera face à une manne financière qu’on leur avait promis dès 2011.
LES CATACTÉRISTIQUES 
Critères de choix du site selon l'entreprise Provencialis :
• grande étendue, loin des habitations ;
• ressources naturelles abondantes ;
• ligne THT sous-utilisée à proximité ;
• alimentation d’une zone fortement déficitaire en production électrique ;
• raccordement direct au réseau RTE, passant sur le site.
Données recueillies sur les permis :
Les zones à défricher portent sur une superficie totale de 2 554 hectares, répartie sur 8 parcelles classées « NDe » (zone à caractère naturel, réservée à l’implantation d’un projet éolien). 22 aérogénérateurs de 125 m de haut, produisant 66 MW.
HISTORIQUE 
un dossier vieux de dix ans :
- 15 octobre 2007. Autorisation préfectorale de défrichement.
- 25 janvier 2008. Délivrance des permis de construire.
- 20 décembre 2010. Annulation des permis par le TA de Toulon (au motif principal de pollution visuelle, car les mâts de 125 m de haut sont visibles depuis la basilique de Saint-Maximin et la montagne Sainte-Victoire).
- 31 juillet 2014. La cour administrative d’appel de Marseille annule la décision du TA de Toulon.
- 9 avril 2015. Le Conseil d’État confirme la conformité des permis de construire. Les six permis de construire sont ainsi de nouveau valides depuis le 31 juillet 2014 pour une durée de trois ans. Ils ont ensuite été reconduits par les communes d’Artigues et Ollières.
- 16 février 2017. L’entreprise Provencialis dépose une nouvelle demande d’autorisation de défrichement, celle délivrée en décembre 2007 étant devenue caduque en 2015. - 20 octobre 2017. Fin de l’« Avis de participation du public par voie électronique », lancé sur le site de la préfecture du Var le 20 septembre précédent, au sujet de la nouvelle autorisation de défrichement.
À venir. Une synthèse des observations et propositions du public sera établie et consultable (date non communiquée) sur le site var.gouv.fr pendant trois mois à compter de la publication de la décision.
À l’issue de l’instruction du dossier, le préfet du Var statuera par voie d’arrêté (autorisation, éventuellement assortie de prescriptions, ou refus).

http://www.varmatin.com/vie-locale/le-projet-eolien-ressort-des-cartons-dans-le-haut-var-181764

07/11/17 : Var : 
Le projet éolien qu'on croyait envolé fait un retour en catimini
Artigues / Ollières - Annoncé en 2006, le projet a été contesté en justice jusqu'en 2015. Après… plus rien, du moins en apparence. En réalité, l'entreprise qui le porte l'a très discrètement réactivé et est aujourd'hui prête à lancer les travaux, pour une exploitation prévue début 2019. Les opposants de l'époque découvrent tardivement cette renaissance et s'apprêtent à reprendre leur combat, en espérant qu'il n'est pas trop tard
En 2008, le dossier initial avait été attaqué par deux parties : l'Union départementale pour la sauvegarde de la vie, de la nature et de l'environnement 83 (UDVN83) (2) et l' « Association défense du cadre de vie Sainte-Victoire », sous la houlette d'Hubert Rouy, propriétaire du Château d'Ollières, dont les terres sont voisines de celles du projet.
L'UDVN83, devenue UDVN-France nature environnement (FNE) 83, présidée par Ramon Lopez, n'est, semble-t-il, cette fois, pas dans le coup (3).
L'Association défense du cadre de vie (Adecavi) Sainte-Victoire existe toujours. Charles Rouy poursuit l'œuvre de son père, Hubert, décédé en juillet 2016. Il est épaulé par son épouse, Camille, qui fut l'un des rouages de l'association lors des premières procédures.
Interrogé à la veille de la clôture de la campagne d'avis de participation publique préalable à l'autorisation de défrichement, le 20 octobre, il a dit « ne pas avoir eu connaissance de la relance du projet depuis son arrêt en 2010 » (lire ci-contre).
Jeannine d'Andréa, maire d'Ollières, nous a pourtant affirmé avoir procédé à l'affichage légal de l'avis préfectoral, qui devait être visible dès le 5 septembre. Quant au projet, l'élue est claire et ne s'étonne pas de cette renaissance : « Le dossier suit son cours depuis le début. »
En 2008, le « châtelain d'Ollières » s'était adjoint les services de la fédération nationale « Vent de colère », spécialiste de la lutte contre les projets éoliens industriels (2). Alain Bruguier, qui en fut président, confirme aujourd'hui que sa structure n'est plus au fait de l'évolution du projet Artigues/Ollières. Il n'est cependant pas exclu de voir revenir la fédération dans le combat.
Les études d'impact présentées par Provencialis (elles ont été publiées sur le site de la préfecture du Var durant la procédure d'avis public, jusqu'au 20 octobre, Ndlr) ne stipulent pas d'incompatibilité majeure entre le projet et la préservation de la biodiversité, malgré la proximité immédiate d'un site Natura 2000 (4).
DES MESURES DE PROTECTION INSUFFISANTES
Toutefois, l'avis de l'Autorité environnementale, missionnée par la Dreal, énonce que « les insuffisances qui subsistent sur certains sujets ne permettent pas de rendre pleinement compte des impacts du projet. » Il pointe notamment l'insuffisance des mesures de protection envisagées en ce qui concerne les oiseaux et les chauves-souris, ainsi que le manque de visualisation des impacts paysagers. Les éoliennes seront visibles depuis la Sainte-Victoire et la basilique de Saint-Maximin, toutes deux supposément protégées de ce genre de « nuisance ».
L'administration enjoint donc l'entreprise Provencialis de proposer des études affinées et de clarifier la mise en place et la nature des dispositifs de protection de la faune.
Toutefois, ainsi que cela est précisé en début de rapport l'avis de cette « autorité » n'est que consultatif et ne présume en rien de l'obtention des autorisations qui seront ou non données au lancement effectif du projet.
Les autorisations préfectorales sur ce type d'installations sont normalement soumises à la validation de différentes autorités, dont celle du ministère de la Défense, les projets éoliens mettant potentiellement en péril la sécurité des équipages d'hélicoptères militaires issus de la base EAlat du Cannet-des-Maures, qui s'entraînent dans la zone.
Selon Gabriel Magne, maire d'Artigues, un compromis ministériel a été trouvé, dès 2007, à l'initiative de Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense. Cet « arrangement » permettait alors la poursuite du projet, moyennant l'abandon de l'installation de l'une des éoliennes.
Sollicitée, la base-école aérienne de l'Aviation légère de l'armée de Terre, située au Cannet, n'a pas donné suite à notre demande d'information concernant la réalisation de ce projet éolien.

Qui ne dit mot consent ? 
À moins que, comme ce fut le cas pour le projet éolien qui fut annoncé à Saint-Martin, une opposition « discrète » de la part des militaires ne bloque définitivement le projet ?
15 octobre 2007. Autorisation préfectorale de défrichement.
25 janvier 2008. Délivrance des permis de construire.
20 décembre 2010. Annulation des permis par le TA de Toulon (au motif principal de pollution visuelle, car les mâts de 125 m de haut sont visibles depuis la basilique de Saint-Maximin et la montagne Sainte-Victoire).
31 juillet 2014. La cour administrative d'appel de Marseille annule la décision du TA de Toulon.
9 avril 2015. Le Conseil d'État confirme la conformité des permis de construire. Les six permis de construire sont ainsi de nouveau valides depuis le 31 juillet 2014 pour une durée de trois ans. Ils ont ensuite été reconduits par les communes d'Artigues et Ollières.
16 février 2017. L'entreprise Provencialis dépose une nouvelle demande d'autorisation de défrichement, celle délivrée en décembre 2007 étant devenue caduque en 2015.
20 octobre 2017. Fin de l'« Avis de participation du public par voie électronique », lancé sur le site de la préfecture du Var le 20 septembre précédent, au sujet de la nouvelle autorisation de défrichement.
À venir. Une synthèse des observations et propositions du public sera établie et consultable (date non communiquée) sur le site var.gouv.fr pendant trois mois à compter de la publication de la décision. À l'issue de l'instruction du dossier, le préfet du Var statuera par voie d'arrêté (autorisation, éventuellement assortie de prescriptions, ou refus).
La lutte environnementale n'est pas du tout son métier. Pourtant, une nouvelle fois, Charles Rouy, accompagné de son épouse Camille, va devoir se plonger dans les épais dossiers juridiques, à la recherche d'une faille permettant de contrer - ou tout au moins ralentir - l'installation des éoliennes. « Mon père (décédé en 2016, Ndlr) s'est battu pendant presque dix ans. Nous avions finalement perdu en dernière instance… Un peu épuisés, physiquement et financièrement… Et puis nous sommes retournés à nos vignes… Nous ne sommes pas farouchement opposés aux énergies nouvelles, au contraire, mais ce type de projet éolien n'est pas rentable économiquement sans le soutien de l'État. Ils sont montés pour faire du fric, rien de plus. Ici, cela nuira aux paysages, donc au tourisme, empêchera les moyens aériens de lutte contre les incendies de travailler… S'il y avait eu vingt éoliennes plantées là à notre arrivée, nous ne nous serions pas installés. » L'agriculteur n'est pas étonné de voir ressortir le dossier « par surprise » :
« C'était pareil en 2008 : ces gens fonctionnent comme cela. Ils travaillent avec les acteurs économiques, mettent la pression sur les élus… Promettent des emplois. On ressent clairement qu'il y a une volonté politique largement supérieure aux intérêts économiques réels. »
Toujours en attente de la délivrance de l'autorisation de défricher, la société Provencialis, par la voix d'Andréa Jouven, présidente d'EcoDelta, entité porteuse du projet initial, assure qu'elle est en train d'affiner ses études d'impact environnemental pour répondre aux remarques de la Dreal (lire ci-contre).
Quand on s'étonne de la « discrétion » dans laquelle a avancé le dossier depuis 2015, et de l'intérêt qu'il y aurait à pratiquer davantage la transparence pour éviter une nouvelle levée de boucliers, la réponse est simple : « Il nous était difficile de communiquer avant d'avoir toutes les autorisations. »
« Le message important qu'il faudrait que vous fassiez passer, c'est que c'est que ce projet est important pour les générations futures, qu'il correspond aux exigences de la Cop21 et de la conférence sur le climat, qu'il fait consensus entre les municipalités concernées… Il y a, en France, 11 000 MW/h produits par des éoliennes, et seulement 50 en Paca. Il faut combler ce retard, tout en proposant de l'emploi aux entreprises locales. » La fiche est disponible sur http://ecodelta.fr.