Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

mardi 26 décembre 2017

Les éoliennes en Eure-et-Loir


L'Eure-et-Loir renforce encore son parc éolien avec cinq projets menés au sud du département (23/12/17)
http://www.lechorepublicain.fr/chartres/economie/innovation/2017/12/23/l-eure-et-loir-renforce-encore-son-parc-eolien-avec-cinq-projets-menes-au-sud-du-departement_12680528.html


167 éoliennes en 2013, 217 cinq ans plus tard : l’Eure-et-Loir, novateur en la matière, attire toujours les exploitants. Cinq projets de fermes ou de parc éoliens, représentant 31 nouvelles machines, sont en cours d’instruction, essentiellement au sud du département. 😠

Comme le blé, les éoliennes “poussent” en Eure-et-Loir. Elles étaient 167 en activité en février 2013 ; le département compte désormais 217 mâts (Chiffres de la préfecture d’Eure-et-Loir au 28 novembre 2017) pour une puissance globale de 500 mégawatts (MW). S’ajoutent 60 éoliennes autorisées mais pas encore en service, ce qui représente 168 MW de puissance supplémentaire.


Un nombre qui pourrait encore augmenter dans les prochaines années puisque cinq projets de fermes ou de parc éoliens, représentant 31 nouvelles machines, sont en cours d’instruction, essentiellement au sud du département. La preuve que le vent n’a pas fini d’être exploité, surtout dans le cadre de la loi de transition énergétique : la France, qui possède le deuxième gisement éolien d’Europe, l’objectif pour 2023 est d’atteindre entre 21.800 MW et 26.000 MW, soit un doublement du parc actuel. 😡

Les vastes champs de céréales d’Eure-et-Loir ont attiré, dès le début des années 2000, les sociétés de développement de l’énergie éolienne. 😡 Le département a été le premier de la région Centre-Val de Loire à implanter ces mâts novateurs, essentiellement dans le sud, autour de Bonneval, Orgères-en-Beauce, Voves et Janville.

Jean-Louis Baudron, président de la Communauté de communes Cœur-de-Beauce, se souvient : « Il y avait, à l’époque, une volonté de certains maires de ces secteurs, relayée par les Communautés de communes. Il a fallu convaincre et rassurer les habitants. Mais aujourd’hui, la population a plutôt accepté les éoliennes. » 😡😱


Nouvelles ressources


La Com’com Cœur-de-Beauce compte actuellement près de 160 mâts sur son territoire et une soixantaine de permis accordés ou en cours d’instruction. « L’éolien rapporte de l’argent à la Com’com à travers l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (Ifer). Les Communes négocient souvent aussi une aide financière à travers l’éclairage public ou la rénovation des chemins qui y mènent, par exemple. »


La tendance est désormais au renouvellement et à l’extension des parcs existants plutôt qu’à un maillage étendu du territoire. Reste à fixer la limite : «On ne pourra pas installer de nouvelles éoliennes éternellement…»


Contraintes. L’installation d’éoliennes est soumise à une multitude de contraintes, notamment militaires. En Eure-et-Loir, certains couloirs aériens pour les vols d’hélicoptères, limitent ainsi le développement des parcs éoliens, notamment du côté de Louville-la-Chenard.


Un renouvellement en préparation afin de produire davantage


Les premiers parcs éoliens ont été installés en France au début des années 2000.

Le Syndicat des énergies renouvelables estime que leur renouvellement permettra un quasi-doublement de leur puissance : environ 5.000 MW à l’horizon 2030. En Eure-et-Loir, le propriétaire et exploitant de parcs éoliens Kallysta énergie prévoit déjà celui de ses deux parcs de Louville-la-Chenard à l’été 2021.



Johann Tardy, directeur du développement, explique : « Les douze éoliennes actuelles auront alors une quinzaine d’années. Leur durée de vie est de vingt-cinq à trente ans mais les fabricants ont fait de tels progrès que c’est intéressant de les remplacer sans attendre. »

Les éoliennes les plus récentes affichent des mâts 11 m plus hauts mais produisent quasiment deux fois plus d’électricité. Leurs pales sont aussi plus longues : 150 m pour les Vestas V 112 (celles qui seront installées) au lieu de 120 m pour les Vestas V 80 installées à Louville-la-Chenard. « C’est comme la voile d’un bateau : plus la surface balayée par le rotor est grande, plus on capte le vent. »


Déjà vingt-trois mâts en service


L’exploitant profitera de ce renouvellement pour ajouter quatre éoliennes dans chacun de ses deux parcs. L’ensemble des mâts sera démonté et les fondations retirées puis les nouvelles machines mises en place. Une éolienne trop près de la route sera décalée de l’autre côté de la voie.
Un an de travail sera nécessaire pour mener à bien ce chantier. Et les démarches préalables nécessitent aussi du temps : « Même s’il ne s’agit que d’un renouvellement, la démarche est la même que pour l’installation d’un nouveau parc. Il faut refaire toutes les études, paysagère, acoustique, écologique, etc. »
Le Conseil municipal de Louville-la-Chenard a déjà donné un avis favorable au projet. La Commune compte actuellement le plus grand nombre d’éoliennes en Eure-et-Loir avec vingt-trois mâts en service. 😰


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Débat : deux visions s'opposent sur le développement de l'énergie éolienne en Eure-et-Loir (23/12/17) 
http://www.lechorepublicain.fr/chartres/economie/innovation/2017/12/23/debat-deux-visions-s-opposent-sur-le-developpement-de-l-energie-eolienne-en-eure-et-loir_12680538.html

Les éoliennes n’ont pas fini leur croissance en Eure-et-Loir. Le développeur indépendant H2air, représenté par Matthias Gomez dans la région Centre-Val de Loire, planche actuellement sur la création d’un nouveau parc dans la plaine, entre Saint-Denis-des-Puits et Chuisnes. Un projet auquel s’oppose l’association Protection des paysages et de l’environnement entre Perche et Beauce.


Pour le responsable de projets et territoires de l’agence Ouest de H2air, développeur éolien indépendant, installée à Tours (Indre-et-Loire), l’énergie générée par le vent est l’un des piliers de la loi de transition énergétique, promulguée en août 2015.
Cette loi prévoit de porter la part des énergies renouvelables à 23 % de la consommation finale brute d’énergie en 2020, et à 32 %, en 2030. 😡Des objectifs ambitieux, qui passeront par le développement de l’éolien terrestre. Matthias Gomez souligne :
« C’est une énergie très compétitive et l’installation renouvelable la plus répandue dans le monde actuellement. La France constitue la deuxième ressource éolienne d’Europe. Nous bénéficions d’un très bon régime de vent, qui permet d’assurer une production constante. »


Bénéficiant d’une technologie très pointue, l’énergie éolienne offre un tarif compétitif pour le consommateur, par rapport aux autres énergies. « Le coût moyen est de 7,2 centimes d’euro le kilowatt-heure, alors qu’il dépasse 10 centimes pour le nucléaire à l’EPR de Flamanville. »


Selon Matthias Gomez, l’éolien permet de produire de l’électricité localement et de la redistribuer en fonction des besoins. Un avantage pour les territoires, communes et communautés de communes, qui bénéficient ainsi de nouvelles ressources fiscales, sans avoir à investir, puisque ce sont des entreprises privées qui financent, gèrent et exploitent les parcs éoliens.😱😱

450 emplois créés dans la région Centre-Val de Loire


Cette énergie propre permet aussi de créer de l’emploi : 18.000 en France et 450 dans la région Centre-Val de Loire à la fin 2016, « depuis le développement, avec toutes les études nécessaires à la mise en place du projet, jusqu’à l’exploitation du parc, en passant par la construction et l’installation ».
Les opposants à l’éolien s’inquiètent souvent des conditions de démantèlement. Matthias Gomez affirme que l’opération est « rapide et à faible coût. Elle est à la charge des exploitants et fait l’objet d’une garantie financière lors de la création d’un parc éolien. Les machines, elles, sont recyclables à 90 %. »


Quant à l’impact paysager, « c’est très réglementé. On ne peut pas installer de l’éolien à moins de 500 m d’une habitation, c’est la loi. Et avant de créer un parc, des études paysagères et patrimoniales sont obligatoires, dans un rayon de 20 km.»
Matthias Gomez affirme que, quoi qu’il en soit, chaque projet est « adapté au territoire, après concertation avec les habitants. »

Michel Rousseau : « Ces engins qui défigurent le paysage, c’est du passé »

L’énergie éolienne n’a que des inconvénients, selon le président de l’association Protection des paysages et de l’environnement entre Perche et Beauce, domiciliée à Saint-Denis-des-Puits.

« L’énergie est un moteur essentiel au progrès depuis deux siècles, surtout. Si une évolution vers le renouvelable est nécessaire, elle doit être guidée par une adhésion au projet technologique. Or, la France fait partie des six pays dans le monde qui ont déjà dépassé les objectifs d’énergie décarbonée. »


Michel Rousseau estime que les éoliennes, « ces engins qui défigurent le paysage et assomment les habitants, c’est du passé ». Autre inconvénient, les machines installées il y a plusieurs années contiennent des métaux lourds, et parfois rares, qu’il faudra recycler, lors du démontage.
« Le problème, c’est qu’aujourd’hui, on ignore totalement le coût de ce démontage et de la dépollution qu’il faudra certainement effectuer ensuite ». Car les technologies évoluent vite en matière d’énergies renouvelables, ce qui rend obsolètes les choix effectués il y a même quelques années.
« Un outil est renouvelable lorsqu’il ne gêne personne. Pas lorsqu’il est installé au milieu de petits villages qui seront condamnés à dépérir car personne ne s’installera au pied de ces machines. Des propriétaires ont déjà perdu 20 % du prix de leur habitation autour de Fruncé, où un projet est annoncé. »


Des métaux lourds et rares à recycler


L’ancien maire de Saint-Denis-des-Puits estime que les éoliennes défigurent les paysages pour rien : « On ne s’installe pas à la campagne pour avoir ces grandes machines dans son champ de vision mais pour être dans la nature. » Il n’est guère plus convaincu sur la compétitivité de l’énergie issue du vent :
« On a besoin d’une énergie bon marché pour les ménages et les industries. Si l’éolien fait augmenter le prix du kilowatt-heure, c’est contre-productif. Les Allemands ont dépensé 25 millions d’euros pour les énergies renouvelables ; la France, 5 millions d’euros. Est-ce rentable ? »
Michel Rousseau juge que les constructeurs d’éoliennes ne créent pas tant d’emplois en France puisqu’ils fabriquent à l’étranger. Il dénonce aussi les méthodes des investisseurs :
« Ils promettent de l’argent à des gens qui en ont besoin. Ce qui crée des divisions importantes au sein de la population. Les éoliennes ne ressemblent pas au progrès, c’est vraiment dépassé. Il existe aujourd’hui des énergies renouvelables plus intéressantes à développer : la biomasse, l’hydrogène, solaire, l’éolien en mer… »