Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

mardi 28 février 2017

Hauts-de-France et Normandie : Offshore et pêcheurs

Grogne des pêcheurs contre le projet éolien


Les dernières déclarations de Frédéric Cuvillier, concernant un futur parc éolien au large du Touquet, ne sont pas du goût du comité régional des pêches.

Les informations présentées dans La Semaine dans le Boulonnais de ces dernières semaines (8 et 15 février), concernant le projet d’un parc éolien au large du sud de la Côte d’Opale, ont fait réagir les professionnels de la pêche. Par la voix de son président, le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins des Hauts-de-France (CRPMEM) tient à apporter quelques précisions. Un organisme qui donne son point de vue notamment par rapport aux aides qui pourraient être accordées aux pêcheurs.

Pas opposé mais…


Le Comité rappelle que le monde de la pêche n’est pas opposé au développement des énergies marines renouvelables. « À condition que cela soit fait en bonne concertation, met en avant Olivier Leprêtre, le président du CRPMEM. Surtout si les projets ne nuisent pas au maintien des activités de pêche. »

Rappelons qu’à ce jour, deux projets ont réellement été lancés par l’État. Il s’agit de ceux au large de Dieppe-Le Tréport et de Dunkerque. « Les professionnels de la pêche sont opposés à ces projets en raison de leurs impacts directs sur la filière, souligne le président du Comité régional. Toutefois, nous sommes en discussion avec le promoteur concerné par le parc éolien envisagé au large de Dieppe - Le Tréport. Et d’ajouter, aucune indemnisation n’a été précisée pour le moment. »

Concernant le projet dunkerquois, Olivier Leprêtre pense « qu’il est prématuré de parler d’éoliennes dans cette zone tant que les conditions de l’appel d’offres ne sont pas encore définies. »

De la « pure spéculation »

Enfin, concernant l’éventuel projet qui pourrait voir le jour au large du Touquet, le président du Comité régional ne mâche pas ses mots. « Il n’y a, à ce jour, aucun appel d’offres lancé par l’État sur une autre zone au large des côtes des Hauts-de-France, précise Olivier Leprêtre. Tout ce qui circule à ce sujet n’est donc que pure spéculation. » Le Comité se réfugie derrière l’absence d’appel d’offres pour montrer son incompréhension. « D’où sort le chiffre de 1,3 million d’euros pour la pêche (somme présentée par Frédéric Cuvillier, ndlr) concernant un éventuel projet au large du Touquet ?, questionne le responsable. Tout cela n’est que du vent et des dires de promoteurs. » Le vent ne souffle pas encore dans le bon sens pour ce projet de parc éolien au large de la Côte d’Opale.


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BERCK

La menace d’un retour des éoliennes offshore fait réagir le comité des pêches

Par DAVID SAGOT | Publié le 24/02/2017


Le comité des pêches par la voix de son président regrette d’être pris en tenaille entre le maire de Boulogne et le maire du Touquet. Mais pas seulement.

La semaine dernière, la Communauté d’agglomération du Boulonnais (CAB) a voté une motion en faveur de l’élargissement du troisième appel d’offres à la zone de la Bassure de Baas. Le site désigne l’endroit où, au large de Berck, un projet d’éoliennes offshore pourrait voir le jour. Il a récemment été écarté par le ministère de l’Environnement mais pourrait de nouveau être d’actualité.

Cette prise de position politique a fait réagir Olivier Leprêtre, président du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins et Hauts-de-France (CRPMEM). Peu de temps après le vote de la mention, le responsable du CRPMEM a rédigé un communiqué de presse s’insurgeant, en substance, contre la divulgation de sommes par Frédéric Cuvillier, président de la CAB. « Le comité ne comprend pas d’où sort le chiffre de 1,3 million pour la pêche (…). Tout cela n’est que du vent et des dires de promoteurs ayant des projets dans le secteur », écrit le patron des pêcheurs du littoral. Cette somme a pourtant été confirmée par l’élu boulonnais lors de la réunion de la CAB. « Cet apport est indispensable pour le renouvellement des navires. Après, si l’on rejette l’argent privé, il n’y aura aucune raison qu’on vienne me réclamer de l’argent public », avait martelé Frédéric Cuvillier. « On ne veut pas d’argent, on veut travailler, résume Olivier Leprêtre. Actuellement, le projet de parc éolien dunkerquois, s’il aboutit en l’état, correspond à la disparition totale des surfaces de pêche pour la flotte dunkerquoise. Nous ne sommes pas du tout opposés aux projets d’éoliennes en milieu marin. Le gros souci c’est qu’à chaque fois, nous sommes associés aux réunions, notre avis semble pris en compte et en dernier ressort tout ce que nous préconisons est rarement pris en compte. Alors, aujourd’hui, nous sommes plus que méfiants. »

Méfiance également en raison du risque de politisation de cette affaire : « Le comité ne souhaite pas être pris à partie au sein de bisbilles opposant Messieurs Fasquelle (maire du Touquet), Cuvillier ou quiconque. » Car le projet du banc de Baas a de quoi froisser certains. Il laisse les nuisances visuelles aux habitants de la Côte d’Opale Sud tout en réservant les bénéfices économiques à Boulogne-sur-Mer, où une centaine d’emplois liés à la maintenance des engins est prévue. Mais avant cela, encore faut-il que le projet refasse surface.


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CÔTE D’OPALE - La résistance au projet d’éoliennes au large de Berck s’organise

27/02/17 

Élus, représentants des pêcheurs, des chasseurs, des commerçants et des propriétaires ont organisé en urgence une réunion ce lundi soir au Touquet. Pour dire tout le mal qu’ils pensaient de ce projet d’éoliennes offshore et surtout pour organiser la résistance. Morceaux choisis.


Scandalisés par la « méthode ». «Ce n’est pas aux élus boulonnais de décider à la place du Montreuillois, enrage Daniel Fasquelle. Le député-maire avance qu’en réalité, le parc ne compterait pas 40 mais 200 éoliennes à terme. S’il y a un projet, c’est à nous de décider si nous en voulons ou non. Que les élus du Boulonnais s’occupent donc de leur territoire, nous du nôtre et ça ira bien.» Bruno Cousein n’y va pas de main morte lui aussi : «  Qu’une ministre vienne sur le territoire d’à côté prendre des nouvelles de décisions qui nous concernent, sans qu’on soit consultés, c’est invraisemblable.»

Une manœuvre politique ? Bruno Cousein a fait savoir que le groupe socialiste a déposé ce lundi une motion en faveur de ce projet en séance plénière au conseil départemental : « C’est un coup monté à la veille des échéances électorales. »


Interloqués sur la forme. Daniel Fasquelle s’interroge. « Où avez-vous vu qu’on annonce le lancement d’un appel d’offres avec un acteur privé qui a rédigé le cahier des charges et qui, bien évidemment, va être retenu ? Cuvillier fait ça à Boulogne, tout le monde trouve ça normal, la ministre vient, WPD présente son projet et hop, en avant ! »

Inquiets sur « le fond ». Pour le maire du Touquet, outre l’impact sur la pêche, l’implantation d’éoliennes en mer pose un problème de «sécurité maritime : avec ces blocs de béton, on va créer des récifs dangereux. Qui dit qu’un bateau ne quittera pas le rail un jour de tempête pour s’échouer contre les éoliennes ?»
L’aspect touristique et ses conséquences sur la dévaluation des prix de l’immobilier sont des préoccupations : « Nous avons la chance d’avoir des paysages merveilleux et on va les gâcher, s’insurge Bruno Cousein. Il ne viendrait à l’idée de personne d’implanter des éoliennes offshore au large du site des deux caps ou dans la baie du mont Saint-Michel. »
Les chasseurs s’inquiètent de possibles ravages sur les populations d’oiseaux migrateurs : « Entre 9 000 et 13 000 oiseaux passent par ce couloir au moment de la migration, de juillet jusqu’en automne », expose Thierry Forestier, président de l’association maritime des chasseurs.
Enfin, les questions du coût et du stockage de l’énergie produite en mer, de la problématique de la régularité de la production et du démontage des éoliennes arrivées en fin de vie ont été évoquées.

Les retombées financières en question. Pierre-Georges Dachicourt s’est chargé de décortiquer leur répartition. «  50 % ira aux territoires, 15 % aux ports de plaisance et 35 % à la pêche. Mais cet argent n’arriverait dans les caisses du comité national des pêches que deux ans près la fin du chantier. Si WPD pose 199 éoliennes au lieu de 200, le chantier ne sera jamais clos.  »

Des actions

Une pétition sera mise en ligne ce mardi matin sur le site petition-publique.org. Des pétitions seront également à disposition dans les mairies et chez les commerçants.
Un apéritif géant sera organisé sur les plages à midi le 17 avril, soit le lundi de Pâques. Tous les habitants opposés au projet y sont invités.
Le Collectif Horizon fondé par Patrick Gonet il y a quelques années sera transformé en association. «Elle pourra exercer des recours devant les tribunaux, nous allons multiplier toutes les procédures à notre portée  » prévient Daniel Fasquelle. Les personnes souhaitant rejoindre le collectif peuvent envoyer leurs coordonnées à : collectifhorizon@gmail.com
Des motions : Daniel Fasquelle en appelle aux élus locaux : «  Il est important que les maires délibèrent et s’engagent à ne pas autoriser le lien terrestre entre nos communes et les éoliennes : ce projet n’aura nulle part pour faire arriver les câbles électriques. »


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Bataille politique autour des éoliennes offshore au large de la Côte d'Opale


Publié le 28/02/2017 

Le parc éolien au large de Berck-sur-mer (Pas-de-Calais), défendu par la ministre de l'Environnement Ségolène Royal, suscite une vive opposition de la part de certains maires de la Côte d'Opale.

L'appel d'offres est imminent. Le parc éolien au large de Berck-sur-mer (Pas-de-Calais) a été largement évoqué dimanche lors de la visite de la ministre de l'Environnement à Boulogne-sur-mer. Ségolène Royal soutient ce projet porteur d'emplois, selon elle, sur le futur site de maintenance prévu localement. "C'est un projet qui a été mûrement réfléchi, qui est dans une zone absolument propice, qui complète aussi le projet sur Dunkerque", a déclaré la ministre aux côtés du maire socialiste de Boulogne, Frédéric Cuvillier. "Il y a une cohérence qui débouche sur des filières industrielles, parce que ces éoliennes, il va falloir les construire, il va falloir les installer, il va falloir les entretenir, donc ce sont aussi des nouveaux emplois et des nouveaux métiers pour les gens de mer, au sens large".



Mais ce projet est loin de faire l'unanimité auprès des élus de la Côte d'Opale. Le député-maire LR du Touquet, Daniel Fasquelle, mène la fronde. "Quand on dit que ce sont 40 éoliennes, on sait que le projet véritable c'est en fait 200 éoliennes", affirme-t-il. "On nous dit qu'on ne les verra pas à 15km des plages, c'est une blague, puisque les falaises de Douvres (en Angleterre NDR) sont à 100m de hauteur et on les voit à 35 km. Et des éoliennes qui font 200m de hauteur (les plus grandes éoliennes peuvent atteindre 180m de haut NDR) et qui vont clignoter le soir, à 15 km, on ne les verra ? Il ne faut pas nous prendre pour des imbéciles."

Un collectif baptisé Horizon est né dimanche pour dire non aux éoliennes offshore et une pétition a été lancée. Lundi soir, les élus du conseil municipal de Berck ont également voté, à l'unanimité, une motion contre ce projet.


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La carte de la zone prévue pour l’implantation du futur parc éolien offshore au large de Dunkerque.
Lire aussi

 - LANCEMENT DU TROISIÈME APPEL D’OFFRES SUR L’ÉOLIEN EN MER SUR UNE ZONE AU LARGE DE DUNKERQUE



- Parc éolien offshore de Courseulles : feu vert de la commission d'enquête publique
06/02/2017
... Les pêcheurs du secteur avaient également exprimé une certaine méfiance à l'égard du projet, estimant qu'il allait "certainement impacter l'écosystème en profondeur", un point sur lequel l'association écologiste Robin des bois était monté au créneau, quelques semaines avant la fin de l'enquête publique....

Une nouvelle proposition pour le projet de parc éolien offshore à Dunkerque
Publié le 16 septembre 2016

Éoliennes en mer au large de Dunkerque : la zone d’implantation critiquée
Publié le 11/07/2016
Début avril, Ségolène Royal annonçait que Dunkerque était retenue pour accueillir un champ éolien offshore. Depuis, une zone d’implantation a été définie. Mais elle paraît bien trop près de la côte et du port aux yeux des usagers de la mer, y compris chez les défenseurs de l’éolien offshore dunkerquois.

- Au large des côtes normandes, l’avenir de l’éolien offshore en France
17 AOÛT 2015
La Normandie ambitionne de devenir la première région française pour l’éolien en mer. D’ici 2020, plusieurs parcs éoliens verront le jour au large des côtes de la Manche. Parmi ces projets, celui de Dieppe – Le Tréport suscite des craintes quant au sort de la pêche, du tourisme et du paysage.